VIDÉO - Nucléaire iranien : au fait, que prévoyait l’accord ?

VIDÉO - Nucléaire iranien : au fait, que prévoyait l’accord ?

RAPPEL - Alors que Donald Trump a annoncé ce mardi 8 mai le retrait des Etats-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien, sa décision a provoqué une levée de boucliers parmi les grandes puissances. Mais que prévoyait cet accord signé en 2015 ? LCI vous explique tout.

Donald Trump ne s’en est jamais caché. "Jamais au grand jamais, dans ma vie, je n'ai vu un accord aussi mal négocié que notre accord avec l'Iran", martelait-il depuis son élection. Ce mardi, le président américain a annoncé le retrait des Etats-Unis de l'accord sur le nucléaire iranien suite à un discours très attendu. Si cette décision a été immédiatement dénoncée par les Européens, que prévoyait l’accord à l’origine ?

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Un accord historique, restrictif

L’accord sur le nucléaire iranien a été signé en 2015 à Vienne. A l’époque, la France, les Etats-Unis et les autres membres du Conseil de sécurité de l’ONU avaient conclu un accord historique, permettant au président iranien de miser sur le développement de son pays. Alors que la République islamique était à quelques mois d’obtenir l’arme nucléaire, la menace d’une guerre atomique s’éloignait. Dans les faits, Téhéran avait accepté de limiter ses activités nucléaires pendant dix ans au moins. Le tout, en contrepartie d’une levée progressive des sanctions économiques.

Comment cela se caractérisait-il ?

L’enrichissement de l’uranium, matière première essentielle pour fabriquer une bombe atomique, était limité. Le nombre de centrifugeuses était lui aussi réduit. Celles-ci ne produiraient plus qu’un uranium faiblement enrichi destiné au nucléaire civil et aux centres de recherche. En trois ans, elles sont d’ailleurs passées de 10 200 à 5 060.

Quid des stocks ?

Les stocks d’uranium sont envoyés à l’époque à l’étranger, principalement en Russie, avec interdiction de les reconstituer. La fabrication du plutonium à usage militaire était également réduite. 

Quel contrôle ?

Un contrôle des inspecteurs de l’ONU permettait de vérifier l’application de l’accord : les sites de Fordo, Natanz, Arak et Téhéran étaient notamment surveillés par des caméras, et des inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) étaient envoyés sur place. Cette même AIEA qui disait dans son dernier rapport en mars dernier que l’Iran respectait l’accord.

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Seulement le nucléaire

L'accord se limitait au nucléaire puisque la question des missiles balistiques et le rôle régional de l’Iran n’avaient pas été abordés. Les embargos sur les missiles sont d'ailleurs maintenus jusqu’en 2023, mais le Conseil de sécurité de l’ONU peut accorder des dérogations au cas par cas. Depuis plusieurs mois, le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, poussait Donald Trump à sortir de cet accord.

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