VIDÉO - Obama et les lanceurs d'alerte : le bilan

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SÉCURITÉ - Le président américain, à quelques jours de laisser le pouvoir, a gracié Chelsea Manning, accusée d'espionnage pour avoir transmis des documents confidentiels à Wikileaks. Mais c'est sous ses deux mandats que la répression envers les lanceurs d'alerte a été la plus dure.

Chelsea Manning aurait dû passer les trois prochaines décennies en prison. Elle sera libre en mai, après la décision, mardi 17 janvier, de Barack Obama de commuer la peine de cette lanceuse d'alerte.


En transmettant plus de 700.000 documents confidentiels à Wikileaks, cette ancienne analyste de l'armée américaine (connue sous le nom de Bradley manning avant son changement de sexe) a affirmé vouloir servir l'intérêt général, tout en enfreignant les lois de son propre pays.

Comme Manning, d'autres lanceurs d'alerte ont été poursuivis et parfois condamnés sous l'admninistration Obama. Pourtant, alors que le président américain avait promis d'améliorer la transparence de la gouvernance par rapport à son prédécesseur George W. Bush, son traitement de ces lanceurs d'alerte a été très critiqué.

Sous sa présidence, huit lanceurs d'alerte ont été poursuivis en vertu de l'Espionage Act, une loi de 1917 qui punit "les activités anti-américaines". De nombreuses critiques ont estimé que cette loi n'avait pas pour vocation de punir les lanceurs d'alerte.


Barack Obama a également été critiqué pour ne pas avoir réformé le Whistleblower Act, une loi de1989 censée protéger ceux qui dénoncent les violations de la Constitution. Sauf que cette loi comporte deux exceptions : les dénonciations doivent préserver la "sécurité nationale" et ne pas concerner les services secrets. Deux exceptions jugées beaucoup trop larges par les défenseurs des libertés publiques. 

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