VIDÉO - "Je suis venu, j'ai vu, je vous montre" : depuis le Bangladesh, Omar Sy alerte sur la situation des Rohingyas

International
DirectLCI
ENGAGEMENT – Omar Sy s'est rendu au Bangladesh dans ce qui est considéré comme le plus grand camp de réfugiés au monde où (sur)vivent les Rohingyas. Accompagné de la "Love Army", l’acteur entend mener une campagne de collecte pour venir en aide à cette minorité musulmane. Ce mardi marque le coup d’envoi d’un marathon sur les réseaux sociaux, et ce pendant 48h.

"Soyez avec nous. On veut tout le monde avec nous. Je n’ai pas l’habitude de vous solliciter pour ce genre de choses, mais je suis venu, j’ai vu, je vous montre… Soyez avec nous". C’est sur son compte Twitter qu’Omar Sy a choisi d’alerter et de faire passer son appel à l’aide. L’acteur est actuellement au Bangladesh, dans ce qui est considéré comme "le plus grand camp de réfugiés au monde où vivent les Rohingyas". 


Ce mardi 7h a marqué officiellement le coup d’envoi d’une campagne de dons géante sur les réseaux sociaux. Plusieurs célébrités françaises, DJ Snake, le rappeur, Mister V, ou encore le YouTubeur, Jérôme Jarre, qui ont rejoint la "Love Army", seront en livestream pendant près de 48h depuis cet endroit.

"Retrouver de la dignité"

Persécutée, chassée de son propre pays, la Birmanie, cette minorité musulmane fait l’objet d’une campagne "d’épuration ethnique",  selon les organisations de défense des droits de l'Homme menée par le principal responsable, le général Min Aung Hlaing. En l’espace de quatre mois, près de 620.000 Rohingyas ont fui la répression. Aujourd’hui, ils ne sont pas moins "d’un million" à s’entasser dans ce camp de fortune. 

"La chose la plus importante pour eux aujourd’hui, c’est de retrouver de la dignité, la liberté et un pays, la sécurité. Ça, on ne peut pas leur apporter", affirme l'acteur sur sa vidéo (ci-dessus, ndlr) "Mais je suis venu là avec la Love Army. On a discuté avec les familles. Ils ont besoin de premières nécessités. Il y en a qui ont besoin de lumière, certains ont besoin de choses urgentes, des médicaments... un tas de petites choses comme ça. Ça on peut le faire".

Le pape François en Birmanie, un "signe d'espérance"

Hasard du calendrier ? Au même moment, le pape François a posé le pied en Birmanie pour une rencontre avec le chef de l'armée. Le pape n'a pas hésité à dénoncer à plusieurs reprises ces derniers mois le traitement réservé à ceux qu'il appelle ses "frères" rohingyas. "Je vous demande de m'accompagner par la prière, afin que ma présence soit pour ces populations un signe de proximité et d'espérance", avait-t-il lancé dimanche aux 30.000 fidèles réunis place Saint-Pierre pour la prière de l'angélus.


L'échange avec le leader birman, "de courtoisie", selon le Vatican, n'a duré qu'une quinzaine de minutes. Ce dernier a assuré au souverain pontife que son pays n'exerçait "aucune discrimination religieuse. De même, notre armée (...) agit pour la paix et la stabilité du pays", a-t-il déclaré, cité dans un post publié sur Facebook.

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter