VIDÉO - "On prie Allah pour qu'il pleuve" : en proie à la sécheresse, le Somaliland face à un péril humanitaire

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FAMINE - D’après les Nations Unies, plus de 20 millions de personnes sont menacées de famine dans la Corne de l’Afrique. Indépendant de la Somalie depuis 25 ans mais non reconnu par la communauté internationale, le Somaliland se trouve à l'épicentre de cette sécheresse qui risque d'entraîner une catastrophe humanitaire si rien n'est entrepris.

A Hargeisa, au cœur du Somaliland, la pluie est un lointain souvenir. Deux ans que le ciel reste désespérément bleu et le soleil brûlant. "On prie Allah, partout et tout le temps, pour qu’il pleuve", se lamente un habitant à proximité du fleuve, transformé depuis longtemps en rivière … de cailloux. 


La situation est encore pire lorsque l’on quitte la ville, comme ont pu le constater les envoyés spéciaux de TF1, Liseron Boudoul et Guillaume Aguerre. Eloignés des centres de soin et d’une aide humanitaire trop rare, des familles entières de villageois se lancent sur les chemins, à la recherche d’eau et de nourriture. A l’image d’Ahmed, rencontré à l’ombre d’un bosquet. Ses chèvres viennent de mourir, après 200 kilomètres de marche. La faim le guette aussi : avec quatre autres familles, il doit se partager une seule gamelle de riz.

Un appel aux dons est lancé

Miné par les groupes terroristes et confronté à une sécheresse implacable, le Somaliland est au bord de la famine. Une catastrophe qui se dessine déjà dans les hôpitaux où les mères affluent avec des enfants atteints de malnutrition aigüe. Jour après jour, Fatima Mohamed, infirmière à Burao, accueille des tout-petits n’ayant plus la force d’ouvrir la bouche, à moitié inconscients sous leur moustiquaire. "Quand les enfants arrivent dans notre hôpital, les cas sont tellement désespérés que je ne sais jamais s’ils vont survivre ou mourir", raconte-t-elle. 

Le Somaliland va-t-il revivre la catastrophe de 2011 ? Cette année-là, la famine avait causé la mort de 260.000 personnes dans la Corne de l'Afrique. Pour éviter que le scénario ne se répète, près de 4 milliards de dollars sont nécessaires, estiment les Nations Unies. Un appel à la générosité est lancé, relayé notamment par l'UNICEF.

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