Pénurie de médicaments : la grande détresse des Libanais

Pénurie de médicaments : la grande détresse des Libanais

Le Liban peine toujours à se relever de l'explosion qui a ravagé sa capitale il y a un an. L'État est en faillite au point qu'il devient même impossible de se soigner. Les médicaments sont si rares et si chers qu'on n'en trouve plus dans le pays.

Chaque jour, c'est le même désespoir pour les clients au moment d'entrer dans une pharmacie à Beyrouth. Cet homme a des problèmes de tension et de diabète. Il fournit son ordonnance via son téléphone portable. "J'ai déjà visité 18 ou 22 pharmacies pour espérer trouver ces médicaments", déplore-t-il. Les armoires sont désespérément vides, il ne reste que des produits de beauté et un peu d'homéopathie.

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Le Liban est en faillite. L'État, les banques font défaut, la monnaie plonge et le pays ne peut donc plus acheter de médicaments sur le marché, les prix étant prohibitifs. Dès lors que c'est possible, le système reprend le dessus. Albert Abi Saad est franco-libanais, avec sa femme, il rapporte de Paris trois valises pleines de médicaments pour aider tous leurs proches dans le besoin. Et la liste s'allonge tous les jours.

La pénurie de médicaments a aussi et surtout un impact considérable dans les hôpitaux, qui essaient désespérément de trouver des solutions. Aux étages supérieurs du centre hospitalier Saint George Hospital, on en est encore à chercher des moyens pour reconstruire après la terrible explosion du port de Beyrouth qui a ravagé tout l'établissement. Au sous-sol, la crise économique paralyse le laboratoire à acheter les produits pour réaliser les tests qui coûtent trop cher. Alors la cheffe du laboratoire, Rania Naoufal, est obligée de trier les patients. "C'est extrêmement difficile de pouvoir dire à un patient que nous ne pouvons pas réaliser ce test pour vous malheureusement, que ça peut attendre. Est-ce que c'est vraiment vital ?", dit-elle.

Dans un Liban rongé par la crise, les associations évoquent une situation sanitaire devenue plus dramatique. Pour Sylvana Ayoub, la pénurie de médicaments prend une tournure critique. Cette femme souffre d'une forme grave d'épilepsie. Il ne lui reste que quelques semaines de pilules, d'où cet appel au secours. Le médecin de Sylvana qui dit ne plus rien attendre de l'État prépare une campagne de don en ligne pour aider un maximum de patient.

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