VIDÉO - Trump décapitant la Statue de la Liberté : le Spiegel se défend de toute provocation

VIDÉO - Trump décapitant la Statue de la Liberté : le Spiegel se défend de toute provocation

CONTROVERSE – L'hebdomadaire allemand Der Spiegel a publié en Une de son édition de samedi une image de Donald Trump qui, couteau ensanglanté à la main, vient de décapiter la Statue de la Liberté. Une couverture qui suscite une vive polémique mais que le magazine allemand a de nouveau défendu.

Certaines images valent parfois mieux qu’un long discours. Pour dénoncer la politique du nouveau président américain, l'influent hebdomadaire allemand Der Spiegel a mis en Une de son numéro de samedi un dessin représentant Donald Trump en terroriste, couteau ensanglanté dans la main gauche, venant de décapiter la Statue de la Liberté avec ce titre : "L’Amérique d’abord" ("America First"). 

Une couverture, œuvre de l'artiste américano-cubain Edel Rodriguez, qui a été saluée par les détracteurs du milliardaire et vivement dénoncée par ses partisans. Le magazine d’outre-Rhin l’a en tout cas de nouveau défendu dimanche, tout en réfutant d’avoir voulu causer une aussi large polémique. "Der Spiegel ne veut pas provoquer quiconque", a déclaré le rédacteur en chef du magazine étiqueté de centre-gauche, ajoutant qu'il avait été surpris de l'impact mondial 

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Est-ce que les temps sont graves ? Oui, ils le sont.- Klaus Brinkbäumer, rédacteur en chef du Spiegel

"Nous voulons montrer de quoi il s'agit là. Il s'agit de démocratie, de liberté, de liberté de la presse, de la justice et de tout ce qui est sérieusement menacé", a poursuivi Klaus Brinkbäumer. "Alors oui, nous défendons la démocratie, nous défendons les organisations internationales et les accords passés... Est-ce que les temps sont graves ? Oui, ils le sont."

Donald Trump en "Jihadi John" ?

Samedi, le rédacteur en chef avait déjà dû répondre de ce choix – qui est d’ailleurs loin d’être le seul comme l’a montré nos confrères de Libération. "Sur notre couverture, le président américain décapite le symbole qui souhaite la bienvenue aux migrants et aux réfugiés aux Etats-Unis depuis 1886, et avec lui la démocratie et la liberté", expliquait alors Klaus Brinkbäumer.

Le tabloïd Bild y voyait une comparaison directe avec le Britannique Mohammed Emwazi, connu sous le pseudonyme de "Jihadi John", vu sur plusieurs vidéos de décapitation d'otages du groupe Etat islamique. Sollicité par le quotidien, le vice-président du Parlement européen Alexander Lambsdorff, membre du Parti libéral allemand FDP, a jugé cette Une "de mauvais goût". Cela "joue d'une manière abominable avec la vie des victimes du terrorisme", a-t-il ajouté. Pour Die Welt, journal conservateur appartenant au groupe Axel Springer – comme Bild – le Spiegel "dévalorise le journalisme". 

Fortement partagé sur les réseaux sociaux, le dessin a en revanche fait office de figure de proue ce week-end lors de certaines manifestations contre le décret anti-immigration de Donald Trump, en Allemagne notamment. Il faut dire qu’à l’heure du "Muslim Ban", le symbole est fort. Certaines images valent parfois mieux qu’un long discours.

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En 2015 déjà, le Spiegel avait fait scandale en Allemagne en affichant Angela Merkel aux cotés d'officiers de la Wehrmacht

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