VIDÉO - La pollution à Paris vue de Pékin : un Français "pas du tout impressionné"

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LA CAPITALE DE LA POLLUTION EST... - Pour la troisième journée de suite, la circulation alternée est en vigueur à Paris et sa banlieue. Le niveau de particules fines n'atteint toutefois pas celui de Pékin, d'où Christophe Rovan, restaurateur en Chine, raconte son quotidien.

Paris et sa région étouffent. L'Ile-de-France fait face au pic de pollution hivernal le plus long et le plus intense depuis au moins dix ans. L'épisode se prolonge d'ailleurs ce jeudi en région francilienne, comme dans les Hauts-de-France et en Auvergne-Rhône-Alpes. Ce phénomène de "smog" est dû à une recrudescence d'émissions de particules fines, liées notamment au trafic routier, conjuguée à la prolongation de conditions météo favorables à leur maintien près du sol.

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Vous sentez vraiment que l'air est dégueulasseChristophe Rovan, un restaurateur français à Pékin

Pour autant, cette situation correspond à une journée ordinaire pour les habitants de Pékin. En 2015, les Pékinois ont connu 179 jours de pollution, dont 46 de forte pollution. La capitale chinoise a donc subi un pic de pollution fort un jour sur deux. "Nous, on est en permanence à Pékin au-dessus de 150-200 points de pollution, donc les mésaventures des Parisiens ne nous impressionnent pas du tout", explique Christophe Rovan, un restaurateur installé à Pékin, joint par LCI. "Il y a eu dernièrement un pic de 600 points - l'alerte rouge - par exemple. Là, l'air commence physiquement à devenir épais, ajoute-t-il. Quand vous sortez, c'est un espèce de brouillard un peu poisseux. Vous sentez vraiment que l'air est dégueulasse".


Pour faire face à cet "airpocalypse" récurrent, les habitants de la mégalopole pékinoise sont astreints à une discipline draconienne quasi-quotidienne lorsque le seuil maximal est atteint. "La plupart des personnes ont des machines à filtrer l'air, pour qu'il soit de meilleur qualité à l'intérieur des maisons. Ce sont des machines assez coûteuses en général. Les fenêtres sont également colmatées, détaille le restaurateur français. Ils ont aussi des capteurs de qualité d'air individuel pour l'intérieur et pour l'extérieur. Ce qui leur permet par exemple de mettre un masque quand il y a trop de pollution."

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VIDÉO - Pollution à Pékin : "Un espèce de brouillard un peu poisseux"

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