Préservation de l'Amazonie : Macron apporte son soutien au chef indigène Roani

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SOS - En tournée européenne pour alerter sur les dangers de la déforestation en Amazonie, le chef indigène Roani a rencontré Emmanuel Macron jeudi 16 mai. Le chef de l'Etat lui a affirmé son soutien, notamment financier, pour l'aider à préserver la biodiversité.

Dans son combat pour protéger la biodiversité et les peuples d'Amazonie victimes d'une déforestation croissante,  Raoni peut désormais compter sur le soutien d'Emmanuel Macron. Le célèbre chef indigène a rencontré le chef de l'Etat jeudi 16 mai dans le cadre d'un tour d'Europe. 


Une rencontre à l'occasion de laquelle l'Elysée a annoncé que la France prévoyait d'accueillir un sommet international des populations autochtones du monde entier, probablement en juin 2020.

Soutien financier

Accompagné de trois autres chefs amazoniens, Kaïlu, Tapy Yawalapiti et Bemoro Metuktire, Raoni s'est entretenu 45 minutes avec Emmanuel Macron jeudi. Les quatre interlocuteurs font un tour d'Europe jusqu'à fin mai pour sensibiliser l'opinion et les dirigeants. Ils ont trois semaines pour lancer un SOS visant à sauver la grande réserve de Xingu, dans le sud de l'Amazonie brésilienne. 


Face aux "intrusions permanentes de trafiquants de bois et d'animaux, de chercheurs d'or et de braconniers", dans cette réserve de biodiversité de quelque 180.000 kilomètres carrés - soit environ un tiers de la France -, Raoni cherche à récolter "un million d'euros", comme il l'explique au Parisien. Une somme qui permettrait de "financer des murs végétaux à) base de bambou, afin de délimiter la réserve". 

La déforestation en hausse de 24%

Alors que la déforestations avait baissé de manière spectaculaire en Amazonie de 2004 à 2012, elle est repartie de plus belle en janvier : +54% par rapport à janvier 2018 d'après l'ONG Imazon. Cette hausse de 24% en 12 mois est corrélée à l'arrivée de Jair Bolsonaro au pouvoir brésilien en janvier 2019. L'ancien militaire d'extrême droite ne cache pas son envie d'en finir avec ce qu'il surnomme "l'activisme écologiste chiite". 


De l'autre côté de l'Atlantique, "la France est naturellement engagée dans la lutte contre la déforestation", "en tant que pays amazonien" avec la Guyane. L'hexagone entend bien défendre  les droits des Autochtones, notamment en tant qu’acteurs essentiels de la préservation des forêts et de la biodiversité et par conséquent engagés dans la lutte contre les dérèglements climatiques", a souligné l'Elysée dans un communiqué.

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