Présidentielle américaine : Joe Biden, officiellement investi, veut tourner la page de la "peur"

Présidentielle américaine : Joe Biden, officiellement investi, veut tourner la page de la "peur"

ETATS-UNIS - Joe Biden a officiellement accepté dans la nuit de jeudi à vendredi sa nomination pour briguer le mandat présidentiel sous l'étiquette démocrate. Dans son discours d'investiture, il a appelé à mettre fin à "une période sombre" et à faire de Donald Trump le président d'un seul mandat.

"Trop de colère, trop de peur, trop de divisions". Joe Biden a appelé jeudi soir les Américains à un sursaut dans les urnes pour mettre fin à la "période sombre" que traversent les Etats-Unis depuis l'élection de Donald Trump. L'ancien vice-président de Barack Obama, 77 ans, a formellement accepté l'investiture du parti démocrate pour l'élection présidentielle du 3 novembre. Plaidant pour une "Amérique généreuse et forte", il s'en est pris avec virulence à l'actuel locataire de la Maison Blanche, sans toutefois jamais prononcer son nom. 

"L'heure est venue de nous rassembler", a-t-il lancé, 33 ans après sa première tentative dans la course à la présidence. Très attendu pour ce grand oral après des mois de relatif effacement, l'ex-vice-président, coutumier des gaffes et dont la santé semble fragile, s'était visiblement beaucoup entraîné.

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"Je serai un allié de la lumière, pas des ténèbres"

Dans un discours d'environ 25 minutes, Joe Biden s'est présenté comme l'"allié de  la lumière, pas des ténèbres". "Je vous le promets aujourd'hui : si vous me faites confiance et me confiez la présidence, je ferai ressortir le meilleur de nous". Il a également promis une autre politique dans la gestion de l'épidémie de coronavirus. "Le président continue à nous dire que le virus va disparaître. Il continue à espérer un miracle. (...) Je vais lui apprendre quelque chose : il n'y aura pas de miracle", a-t-il lancé, promettant la mise en place de sa stratégie nationale contre la pandémie du Covid-19 "au premier jour" de son mandat. "Notre économie ne retrouvera jamais sa vigueur tant que nous n'aurons pas affronté ce virus", a-t-il martelé. 

"Cette campagne ne consiste pas seulement à gagner des votes. Il s'agit de gagner le cœur, et oui, l'âme de l'Amérique".

Biden, Obama et Harris sur le même ton

Promettant d'être "solidaire" des alliés de l'Amérique. "Sous une présidence Biden, l'Amérique ne fermera pas les yeux si la Russie propose des primes sur les têtes des soldats américains. Et ne tolérera pas une ingérence étrangère" dans les élections, a-t-il poursuivi en promettant de défendre les "droits humains et la dignité". 

Mercredi soir, le réquisitoire de Barack Obama contre son successeur avait été le plus sévère qu'il ait prononcé en quatre ans. "J'ai espéré, pour le bien de notre pays, que Donald Trump puisse montrer l'envie de prendre son rôle au sérieux, qu'il puisse ressentir le poids de la fonction", avait estimé Barack Obama. "Mais il ne l'a jamais fait". 

La candidate à la vice-présidence, Kamala Harris, avait de son côté dénoncé dans son propre discours d'investiture "le chaos permanent", l'"incompétence" et la "cruauté" du président républicain. "Nous méritons beaucoup mieux !", avait aussi déclaré la sénatrice de Californie, 55 ans, qui pourrait le 3 novembre écrire un nouveau chapitre de l'histoire américaine en devenant la première femme à accéder à la vice-présidence. 

Trump en Pennsylvanie

Sillonnant l'Amérique pour occuper le terrain, Donald Trump s'est de son côté rendu jeudi en Pennsylvanie, à deux pas de la ville natale de Joe Biden, Scranton. "La survie de notre pays est en jeu (...) Ces gens sont devenus fous", a-t-il lancé, dressant un tableau inquiétant du pays si ses adversaires l'emportaient le 3 novembre. "Si vous voulez vous représenter la vie sous une présidence Biden, imaginez les ruines fumantes de Minneapolis, l'anarchie violente de Portland et les trottoirs tachés de sang de Chicago dans toutes les villes d'Amérique", a-t-il ajouté. Suivant ensuuite le discours de son adversaire à la télévision depuis la Maison Blanche, Donald Trump a réagi sur Twitter en temps réel : "En 47 ans, Joe n'a fait aucune des choses dont il parle. Il ne changera jamais, que des mots !".

Quant aux républicains, leur convention, largement virtuelle, aura lieu la semaine prochaine. Le président Donald Trump prononcera son discours jeudi soir, depuis la Maison Blanche.

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