"Tu ne verras plus ta famille, tu ne rentreras plus jamais chez toi", les journalistes de Quotidien racontent leur arrestation au Venezuela

"Tu ne verras plus ta famille, tu ne rentreras plus jamais chez toi", les journalistes de Quotidien racontent leur arrestation au Venezuela

TÉMOIGNAGES - Baptiste des Monstiers et Pierre Caillé ont été arrêtés à Caracas, au Venezuela, la semaine dernière alors qu’ils couvraient pour Quotidien la crise politique dans le pays. De retour en France, ils racontent leurs conditions de détention.

"Personne ne te dit ce qui va se passer". Invités ce lundi soir dans Quotidien, les deux journalistes de l'émission qui ont été arrêtés la semaine dernière au Venezuela sont revenus sur leurs conditions de détention durant les trois jours qui ont précédé leur retour en France.

Les reporters français, partis au Venezuela pour couvrir la crise politique en cours, filmaient le palais présidentiel quand ils ont été interpellés le 29 janvier. Après plusieurs heures entre les mains des services secrets, les deux hommes sont transférés en détention. Débute de longues heures d'angoisse. "Nous étions toutes les nuits menottées. Nous avions un verre d'eau par jour pour deux. On dort menottés, ce n'est pas hyper confortable, on dort à deux sur un matelas au sol".

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"Tu verras plus ta famille, tu rentreras plus jamais chez toi"

Et Baptiste des Monstiers de poursuivre : "On commence à perdre confiance en nous car dans la manière de nous poser des questions. Une fois ils sont gentils, une autre fois on nous glisse dans l'oreille : "Tu verras plus ta famille, tu rentreras plus jamais chez toi." Pour son collègue Pierre Caillé, la situation ressemble aux "montagnes russes".

La situation se tend le second jour. "Tout à coup dix personnes rentrent dans le bureau, on est transférés en pleine nuit, a raconté Baptiste des Monstiers. On va finir dans un grand bâtiment, on descend dans un parking et au bout de celui-ci on voit une porte en métal. Elle s'ouvre et à l'intérieur d'autres militaires. (…) On s'accroche à l'idée qu'on va sortir, c'est ce qu'ils nous disent. Mais il y a des gens qui sont là depuis 2 ans et demi, d'autres depuis une semaine." Les deux hommes seront finalement expulsés le vendredi 1er février. 

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