VIDÉO - Renault-Nissan : Emmanuel Macron réitère le soutien de l'Etat

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Carlos Ghosn : l’ex-patron de Renault rattrapé par les affaires

SOUTIEN - En déplacement à Tokyo, le président Emmanuel Macron a rejeté l'idée d'une baisse de la participation de l'Etat dans Renault, estimant que cela n'avait rien à voir avec la crise que traverse actuellement l'alliance avec son partenaire japonais Nissan.

L'Etat ne se désengagera pas. C'est en somme ce qu'a avancé Emmanuel Macron en marge de son déplacement à Tokyo. "Rien ne justifie qu'on vienne changer les participations croisées, les règles de gouvernance et, a fortiori, la participation de l'Etat dans Renault qui n'a rien à voir avec Nissan", a-t-il déclaré jeudi aux journalistes, en marge d'une conférence sur les technologies à Tokyo.

Emmanuel Macron est ainsi revenu sur les propos de son ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, qui s'était dit prêt début juin à abaisser la part de l'Etat dans le groupe au Losange, actuellement de 15%, pour tenter d'apaiser les tensions avec Nissan, très rétif aux interférences du gouvernement français. En refusant d'envisager une modification du schéma capitalistique actuel, le chef de l'Etat français a aussi envoyé un message clair au patron de Nissan, Hiroto Saikawa.

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Hiroto Saikawa avait ouvert la porte mardi 25 juin, devant les actionnaires, à une remise à plat de cette alliance de 20 ans, jugée déséquilibrée par les Japonais. Renault détient 43% de Nissan, mais ce dernier ne possède que 15% du groupe au Losange et pas de droit de vote. Mais Emmanuel Macron s'est montré catégorique : "c'est le résultat de l'histoire, on ne va pas le revisiter maintenant, ce n'est pas ça le sujet, ce n'est pas en changeant les participations que Nissan ira mieux", a-t-il affirmé.

Et d'insister : "les résultats qu'on a eus récemment, ils ne sont pas liés aux participations, ils sont industriels. Qu'on fasse moins de politique et moins de finance et plus d'industrie, plus d'innovation technologique". 

L'alliance automobile franco-japonaise a été fortement secouée par l'arrestation de son bâtisseur Carlos Ghosn, inculpé au Japon pour des malversations financières présumées.

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