VIDÉO - "J'aime le côté chasse" : "Sept à Huit" en immersion avec les chasseurs de primes de l'Arizona

VIDÉO - "J'aime le côté chasse" : "Sept à Huit" en immersion avec les chasseurs de primes de l'Arizona

WANTED - En Arizona, ce sont des chasseurs de primes qui ramènent devant la justice les délinquants présumés qui ne se sont pas présentés à leur procès. Ces auxiliaires de justice enfreignent eux-mêmes parfois la loi pour parvenir à leurs fins. "Sept à Huit" a suivi plusieurs d'entre eux.

Ils pratiquent une chasse à l’homme, et ne s’en cachent même pas. "J’aime le côté chasse", explique ainsi Korey, barbier dans le civil, dans la vidéo de "Sept à Huit" en tête de cet article. "Quand j’étais plus jeune, je chassais des animaux", explique-t-il avec un sourire indéchiffrable, "mais ça c’est beaucoup plus marrant".

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Aux Etats-Unis, les chasseurs de prime sont en fait mandatés par des organismes de prêt, qui ont avancé aux personnes inculpées le montant de leur libération sous caution, en attendant leur procès. Si un accusé se défile, ces agences de cautionnement ("bail bonds" en anglais), ont trente jours pour lui remettre la main dessus, faute de quoi elles devraient payer elles-mêmes le montant de la caution. Les "chasseurs" rencontrés dans le reportage en Arizona de "Sept à Huit" encaissent des "primes" lorsqu’ils parviennent à arrêter les fugitifs, de l’ordre d’une centaine d'euros pour chacune. 

On est toujours dans une zone grise- Kenny, chasseur de primes de Phoenix

Ce sont en apparence des gens ordinaires, qui lorsqu’ils exercent ce métier à plein temps gagnent autour de 3500 euros par mois. En Arizona, il suffit pour exercer d’avoir 18 ans, un permis de port d’arme, et un casier judiciaire vierge. Kenny et Jennifer mènent avec leurs deux enfants une existence en apparence paisible dans un quartier pavillonnaire de Phoenix, si on exclut l’arsenal qu’ils stockent à la maison. 

Mais le soir venu, Kenny et Jennifer déposent leurs enfants chez leurs grands-parents, et partent ensemble pour une nuit de traque. Coups à la porte, armes d’assaut en mains, intimidation des proches des fugitifs, perquisitions sans mandats, coups de bluff… Les fugitifs sont généralement arrêtés, et leurs proches sont terrifiés par ces intrusions violentes. En théorie, ces méthodes sont illégales. Mais Kenny justifie cette pratique : "On est toujours dans une zone grise", estime-t-il, "dans 90 % des cas, on attrape un menteur avec un mensonge. S’ils ne sont pas honnêtes avec nous, il faut feinter pour arriver à nos fins".

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Les critiques ne manquent pas, aux États-Unis, contre le système des agences de cautionnement, qui prospère sur la pauvreté de la plupart des délinquants, qui n’ont pas de quoi payer leurs cautions - mais seuls quatre États l’ont interdit réellement. Kenny et son équipe se sont fait une raison, comme Nick - maçon dans le civil -, qui est certain que s'il ne faisait "pas ce job, quelqu’un d’autre le ferait". "Ce système ce n’est pas moi qui l’ai créé", plaide-t-il, "et je ne suis pas d’accord avec la manière dont certains profitent des gens qui sont dans des situations difficiles (...), mais c’est un boulot, et je le fais bien".

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