VIDÉO - Covid-19 : le relâchement des gestes barrière fait des ravages au Royaume-Uni

VIDÉO - Covid-19 : le relâchement des gestes barrière fait des ravages au Royaume-Uni

REBOND - Le Royaume-Uni, qui avait levé toutes ses restrictions sanitaires en juillet dernier, est confronté à une hausse de contaminations depuis quelques jours. Le nombre de cas a grimpé jusqu’à 40.500 ces dernières 24 heures.

"Quand on est à Londres, on pourrait croire que le Covid a complètement disparu", résume une passante dans le reportage de TF1 en tête de cet article. Dans les rues, les écoles et les commerces de la capitale britannique en effet, le masque a disparu, simplement recommandé mais plus obligatoire - comme si la vie d’avant avait repris possession de la ville. Même dans les rames du métro, où il reste pourtant obligatoire, beaucoup de passagers en font l’économie : seuls 20% d’entre eux le porteraient, en l’absence de contrôles et d’amende, relevait fin septembre l’organisme public Transport for London.  

Depuis le 19 juillet, baptisé "Freedom Day", le Royaume-Uni a levé toutes les restrictions sanitaires, mettant fin ainsi au respect des gestes barrières. Seule l’Écosse a conservé le port du masque en intérieur. Quelques jours auparavant, le Premier ministre Boris Johnson avait appelé sa population à "apprendre à vivre avec" le virus. 

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Un choix dont les conséquences sont criantes trois mois plus tard : les nouveaux cas quotidiens de contamination au Covid-19 sont au plus haut depuis un an. Au cours de la semaine du 4 au 10 octobre, une personne sur 60 a été testée positive en Angleterre, selon les données hebdomadaires de l’Office national des statistiques. "Je pense que le Royaume-Uni veut aller plus loin que le reste de l’Europe, c’est une bonne idée mais on va peut-être trop vite", estime un Londonien. 

Entre le 10 et le 16 octobre, alors que la France comptait en moyenne 4700 nouvelles contaminations par jour, le Royaume-Uni en a connu plus de 40.500, soit une moyenne sur une semaine en hausse de 11,5%, selon le site CovidTracker. Cette flambée de contamination pourrait être de mauvais augure pour les hôpitaux à l’approche de l’hiver, qui attendent pourtant des millions d’autres patients, dont les soins et opérations ont dû être différés à cause de l’épidémie. Face à cette flambée de cas, certains établissements scolaires ont même rétabli le port du masque. 

Mais à Londres, les habitants ne semblent pas plus préoccupés que ça. "Je suis vacciné, donc pour moi il y a moins de risques, je ne me sens plus autant exposé qu’avant", estime un habitant. "On a peut-être trouvé le bon compromis en laissant les gens vivre normalement tout en étant responsable", s’avance un autre.    

"Un modèle à éviter"

Comme en France, les plus de douze ans sont vaccinés à 80% au Royaume-Uni, mais essentiellement avec de l'AstraZeneca, moins efficace contre les contaminations que les sérums Pfizer ou Moderna. La couverture vaccinale des plus jeunes est par ailleurs plus faible : 64% des 18-29 ans sont vaccinés selon les autorités sanitaires, contre 85% en France. Avec la fin des gestes barrières, le virus et ses variants se sont propagés beaucoup plus vite avec des conséquences dramatiques pour la population qui n’est pas encore immunisée. 

"Le virus circule surtout chez ceux qui ne sont pas vaccinés", explique l’épidémiologiste Catherine Hill, qui rappelle que tant qu’une part de la population reste non immunisée, "il y a du virus, et donc des morts".  Et ces chiffres des décès sont alarmants : cette semaine, la France comptait 216 morts liés Covid-19 contre 830 au Royaume-Uni, soit quatre fois plus. 

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"Le modèle du Royaume-Uni est très mauvais, ils ont eu plus de morts par million d’habitants que la France, donc c’est un modèle à éviter", estime Catherine Hill. Au total, depuis le début de l’épidémie, le Royaume-Uni compte 20.000 morts de plus du Covid-19 que la France, avec un nombre total de victimes grimpant à plus de 160.000 personnes.

Toutefois, les hospitalisations restent loin de la flambée enregistrée en janvier dernier, lorsque 40.000 patients contaminés au coronavirus étaient pris en charge, poussant le gouvernement à reconfiner le pays. Désormais, ces admissions plafonnent à environ 700 par jour et 7000 personnes sont actuellement hospitalisées. En moyenne, 150 personnes décèdent par jour, un bilan élevé mais qui est devancé de loin par ceux de la première et deuxième vague.

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