VIDÉO - Au Royaume-Uni, plus d'un million de seniors travaillent après 65 ans

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Le 20h

RETRAITE TARDIVE - Chez nos voisins britanniques, de nombreux seniors continuent à exercer un métier. Certains par plaisir pour ne pas rester inactif, d'autres par nécessités.

Au Royaume-Uni, plus d'un million de personnes - contre 380.000 en France - travaillent après 65 ans. C'est l'âge légal aujourd'hui pour toucher sa retraite. Un âge qui sera repoussé d'un an à partir de 2020 alors que les trajectoires visées par l'exécutif prévoient de reculer l'âge à 67 ans en 2028 et à 68 ans à l'horizon 2044. Toute une génération parfois obligée de continuer à exercer un métier et qui explique la situation de plein emploi que connaît le pays (3,8% de taux de chômage en décembre 2019).

C'est le cas de Roger Proud qui a voulu reprendre le travail après sa retraite. Malgré ses 72 ans il n'a eu aucun mal à trouver un emploi d'ouvrier de maintenance. "Le patron d'une entreprise m’a demandé si je voulais travailler quelques jours. J’ai d’abord fait deux jours, puis trois, puis quatre et finalement je fais un plein temps", explique le Britannique, "c'est fatigant mais j'aime ça". 

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Une pension à taux plein à 800 euros environ par mois

Le montant de la retraite publique au Royaume-Uni est en outre bien inférieur à l'Hexagone : pour un salarié ayant exercé durant 35 ans, la pension à taux plein est de 800 euros par mois. Il s'agit là de l'un des systèmes de retraites les moins généreux de l'Europe. Afin de compléter, des Britanniques bénéficient d'une retraite privée. Mais beaucoup n'en ont pas : jusqu’en 2016 les complémentaires n’étaient pas obligatoires dans les entreprises.

Maureen Rose, une responsable de mercerie, ne touche que 640 euros par mois : "comment peuvent-ils penser que les gens vivent avec ça ? Quand on me demande pourquoi je ne prends pas ma retraite je réponds que tant que je peux je le ferai, je ne suis pas trop grabataire pour quelqu’un de mon âge." Geoffrey M Bougourd, de son côté, ne touche que 180 euros par semaine, soit moins de 800 euros par mois, "une honte" pour cet ancien photographe. Tous les jours, cet octogénaire scrute les annonces sur Internet, déterminé à trouver quelqu'un lui proposant un emploi : "Oui, je le ferai si je peux le faire. Bien sûr que oui." Une main d'œuvre souvent qualifiée qui constitue une véritable aubaine pour les entreprises. 

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