VIDÉO - Royaume-Uni : quel avenir pour le Brexit après la démission de Theresa May ?

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SCÉNARIOS - La Première ministre britannique Theresa May, usée par le Brexit, a annoncé vendredi sa démission. Si son retrait renforce l'hypothèse d'un départ du Royaume-Uni de l'UE sans accord, d'autres pistes sont envisageables.

Le casse-tête du Brexit aura eu raison de Theresa May. La Première ministre a jeté l'éponge ce vendredi, précisant qu'elle démissionnerait de ses fonctions de cheffe du Parti conservateur - et donc de cheffe du gouvernement - le 7 juin. Un retrait qui rabat les cartes du Brexit. Voici les scenarii probables. 

Un nouveau report du Brexit

Le nom du successeur de Theresa May sera connu au plus tard le 20 juillet. Il ou elle voudra vraisemblablement négocier à nouveau avec l'UE les conditions du départ, puisque Theresa May n'a pas réussi à faire avaliser son plan de retrait. Et ce, même si Bruxelles a rappelé ce vendredi que le seul accord possible était celui conclu avec Theresa May.


Pour ce faire, le Royaume-Uni pourrait demander à l'UE un nouveau report, d'autant que ni les députés britanniques ni les Européens ne souhaitent une sortie sans accord. Le Royaume-Uni a obtenu une prolongation jusqu’au 31 octobre au plus tard pour sortir de l'UE, alors que le Brexit devait avoir lieu le 29 mars. Un "point d'étape" sur le Brexit est prévu lors d'un sommet européen fin juin.

Un "No deal"

Ce scénario, redouté par les milieux économiques, signifierait une sortie sans transition de l'UE et les relations entre le Royaume-Uni et l'UE seraient alors régies par les règles de l'Organisation internationale du Commerce, le pays ayant quitté du jour au lendemain le marché unique et l'union douanière.   


Le successeur de Theresa May, qui sera sans nul doute un Brexiter, pourrait se prononcer pour un Brexit dur, permettant au pays de nouer ses propres accords commerciaux comme le soulignent ses tenants. L'UE et le Royaume-Uni ont intensifié ces derniers mois leurs préparatifs face à l'éventualité d'un no deal, d'autant plus crédible si le favori des militants conservateurs pour succéder à Theresa May à la tête du Parti --et donc du gouvernement-- est le grand apôtre du Brexit Boris Johnson, ex-ministre des Affaires étrangères.

Pas de Brexit

Un tel revirement peut hypothétiquement avoir lieu en cas de nouveau référendum qui renverserait le résultat de la première consultation. Theresa May avait fini par inclure cette possibilité dans la dernière version de son projet de retrait de l'UE, pour appâter les europhiles. Mais elle a ainsi provoqué la colère des eurosceptiques de son parti et précipité sa chute. Et cette option a déjà été rejetée par les députés lors d'une série de votes au Parlement mi-mars, ce qui rend sa probabilité très mince.

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Brexit : goodbye United Kingdom

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