Sous-marins australiens : une décision "extrêmement subite, unilatérale et non concertée", pour le ministère des Armées

Sous-marins australiens : une décision "extrêmement subite, unilatérale et non concertée", pour le ministère des Armées

RÉACTION - L'Australie a annoncé la rupture du gigantesque contrat conclu en 2016 avec la France pour la fourniture de sous-marins conventionnels, au profit de submersibles à propulsion nucléaire américains. Interrogé par LCI, le porte-parole du ministère des Armées a regretté une décision "extrêmement subite, unilatérale et non concertée".

La pilule ne passe pas côté français. L'Australie s'est désengagée mercredi de l'énorme contrat signé en 2016 avec la France pour la fourniture de 12 sous-marins à propulsion conventionnelle. Une décision qui représente un manque à gagner d'au moins 50 milliards de dollars australiens (31 milliards d'euros). "C’est une très mauvaise nouvelle", reconnaît ce jeudi sur LCI Hervé Grandjean. "Les négociations étaient difficiles mais il n’y avait pas de signes avant-coureurs d’un tel revirement", souligne le porte-parole du ministère de l'Armée. "Cette décision a été extrêmement subite, unilatérale et non concertée", assène-t-il. "Clairement, il y a eu une mauvaise manière des Australiens mais aussi des Américains"

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Au-delà de la colère, c'est surtout l'incompréhension qui prédomine chez les dirigeants français. "Ce que nous proposions aux Australiens était un partenariat relativement unique", explique Hervé Grandjean. "Nous leur apprenions à construire un sous-marin, à le concevoir. Il y avait un transfert de technologie tout à fait important. 60% des emplois associés à ce méga-projet étaient localisés en Australie", ajoute-t-il soulignant que le pays avait "donc tout à gagner à se doter d’un sous-marin extrêmement performant""Quelque part, c'est aussi une mauvaise nouvelle pour l’Australie que cette décision", conclut-il. 

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Selon le gouvernement, cette rupture unilatérale de contrat ne devrait toutefois pas peser si lourd dans les finances de Naval Group. L'entreprise possède "un plan de charge qui dépend essentiellement des commandes nationales", précise le ministère des Armées. "À l’instant où l’on se parle, les travaux engagés par Naval Group représentait quelques centaines de millions d’euros. Ces sommes ont été en grande partie payées et finiront d’être payées", affirme-t-il. Des compensations financières supplémentaires pourraient néanmoins être réclamées.

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