IVG, mur et guerre économique avec la Chine : les déclarations à retenir du discours sur l'état de l'Union de Trump

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ANNONCES - Donald Trump s’exprimait ce mardi soir devant le Congrès pour son discours sur l’état de l’union. Mur à la frontière avec le Mexique, guerre commerciale, santé, Corée du Nord… voici les principales annonces du chef de l’Etat américain.

Comme chaque début d’année, le président américain fait un bilan et expose un programme de sa vision de l’avenir du pays devant les membres du Congrès. Dans un contexte tendu marqué notamment par le "shutdown", Donald Trump était attendu au tournant. Voici ses principales annonces :

Les principales annonces de Trump

  • 1Appel au compromis entre Républicains et Démocrates

    En préambule de son discours, Trump a rappelé que le programme qu’il allait présenter n’était "ni républicain, ni démocrate. C'est celui du peuple américain". Un "compromis" et un "bien commun" plaidés qui ont fait se lever Nancy Pelosi, la présidente démocrate de la Chambre des représentants. "Nous devons rejeter les politiques de vengeance et de représailles et embrasser le potentiel sans bornes de la coopération, du compromis et du bien commun".

    "Un miracle économique est en train de se produire aux Etats-Unis et les seules choses pouvant l'arrêter sont les guerres idiotes, la politique, ou les enquêtes ridicules et partisanes", a-t-il ajouté tout en qualifiant l'enquête russe de "chasse aux sorcières".

  • 2Un bon bilan économique ?

    En début de discours, le président américain a rappelé qu’il avait créé 5,3 millions d’emplois. "L'économie américaine croît deux fois plus vite que quand je suis arrivé", a-t-il lancé. Certains analystes ont fait remarquer que la population n'avait cessé d'augmenter depuis son arrivée.

  • 3Unité autour de la réforme de la justice

    Rare point de consensus entre Démocrates et Républicains, la réforme de la justice a permis "un travail commun entre les deux camps".

  • 4Le mur avec le Mexique sera "construit"

    Face au Congrès qui lui a mené la vie dure avec le shutdown, Donald Trump a martelé que le mur qu'il prône depuis des semaines à la frontière avec le Mexique "sera construit" et a appelé à trouver un "compromis" sur l'immigration. "Ce soir je vous demande de défendre notre très dangereuse frontière sud. Les murs, ça marche et les murs sauvent des vies", a-t-il dit, alors que les morts se multiplient à la frontière mexicano-américaine.

  • 5Nouvel avertissement à la Chine

    Le président américain a de nouveau averti la Chine : "le vol d'emplois et de la richesse des Américains, c'est fini. J'ai beaucoup de respect pour le président Xi et nous travaillons à un nouvel accord commercial avec la Chine, mais il doit inclure des changements structurels réels pour mettre fin aux pratiques commerciales injustes, réduire notre déficit chronique et protéger les emplois américains"


    Il a par ailleurs rappelé que l’Alena, accord de libre-échange avec le Canada et le Mexique, qu’il a renégocié, avait été une "catastrophe".

  • 6Nouvelle rencontre avec Kim Jong-Un confirmée

    Rappelant que sa relation avec Kim Jong Un était "bonne", Trump a confirmé une nouvelle rencontre avec le leader nord-coréen fin février (27 et 28) au Vietnam. Il a assuré qu’il n’y avait "pas eu le moindre tir" de missile depuis 15 mois.

    "Si je n'avais pas été élu président, à mon avis, nous serions en ce moment dans une guerre majeure avec la Corée du Nord. Dans le cadre de notre diplomatie audacieuse, nous continuons notre effort historique pour la paix dans la péninsule coréenne", a-t-il continué.

  • 7Soutien d’une "quête de liberté" pour les Vénézuéliens

    Le président a assuré aux Vénézuéliens du soutien américain dans leur "quête de liberté". "Nous soutenons le peuple du Venezuela dans sa noble quête de liberté". Les Etats-Unis, ainsi qu'une quarantaine d'autres pays, ont reconnu comme président par intérim et seule autorité légitime à Caracas l'opposant vénézuélien Juan Guaido. Ils envisagent également une intervention militaire si la situation ne tournait pas au désavantage de Nicolas Maduro, le président élu.

  • 8Anti-avortement & éradication du VIH

    Trump a déclaré vouloir éliminer le VIH aux Etats-Unis "d’ici dix ans", avant de révéler qu’il allait lever un plan de recherche de 500 millions de dollars contre le cancer infantile. Il a surtout plaidé une nouvelle fois contre l’avortement et les "bébés arrachés au ventre de leur mère".

1h30 de discours donc pour le président américain qui a balayé un large éventail des sujets qui cristallisent les tensions dans le pays depuis plusieurs mois. Donald Trump a également évoqué la lutte contre le terrorisme en Afghanistan et en Syrie et parlé de discussions "constructives" avec les talibans (Iran).


Enfin, il a conclu sur un tirade dont il a le secret. "C'est notre futur, notre foi et notre choix. Je vous demande de choisir la grandeur, peu importe les challenges nous devons avancer ensemble, nous devons garder l'Amérique prioritaire dans nos cœurs et nous devons conserver la foi dans la destinée de l'Amérique."

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Trump sur le mur à la frontière mexicaine : "Je ferai en sorte qu'il soit construit"

Pour cet événement très spécial dans le pays, certaines femmes démocrates s’étaient habillées tout en blanc, couleur qui fait référence aux habits portés par les suffragettes, ces militantes féministes qui avaient combattu pour obtenir le droit de vote, au début du 20e siècle.


Et comme la tradition le veut, les 535 membres du Congrès avaient le droit de choisir des accompagnants pour ce rendez-vous annuel, rappelle Le Monde. Parfois pour représenter des causes qui leur sont chères.

Mais ces invitations étaient aussi le moyen de faire ressurgir les tensions qui règnent entre Républicains et Démocrates. Pour ces derniers, les invités étaient parfois très politiques : une mère et sa fille guatémaltèques pour représenter les familles déchirées à la frontière avec le Mexique ; ou bien un militaire transgenre alors même que Donald Trump s’oppose à leur présence dans l’armée ; ou encore la mère d’un jeune diabétique décédé en 2017 alors qu’il ne pouvait pas se soigner, le tout dans un pays qui n’a pas de couverture de santé.

A noter qu’une ex-employée sans-papiers de Donald Trump, qui a passé cinq ans à nettoyer ses appartements privés, a été invitée par une élue démocrate à assister au grand discours du président républicain à Washington. Victoria Morales voulait porter la voix de tous les clandestins qui "ne peuvent pas parler".

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