Syrie : la Ghouta orientale en passe de tomber entièrement aux mains de Bachar el-Assad

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THE END ? - Après les civils, les rebelles syriens du groupe Jaich al-Islam, qui tiennent la ville de Douma, devraient être évacués. Un "accord final" a été trouvé, sous l'égide de la Russie, selon Moscou et l'Observatoire syrien des droits de l'homme. Il s'agit de la dernière poche insurgée dans la Ghouta orientale.

Les forces gouvernementales syriennes seraient sur le point de reprendre totalement la Ghouta orientale. Un accord a été trouvé avec le groupe rebelle Jaich al-Islam – "Armée de l'islam" en arabe - qui contrôle l'ultime enclave insurgée, la ville de Douma. Accablés par un déluge de feu du régime, qui a tué plus de 1.600 civils en cinq semaines, les groupes présents dans la Ghouta orientale ont accepté les uns après les autres d'abandonner leurs territoires dans cette région hautement symbolique pour la rébellion. Plus de 45.000 personnes, dont environ un quart de combattants, ont gagné ces dix derniers jours les territoires rebelles de la province d'Idleb au nord-ouest du pays, évacuant la Ghouta que le pouvoir syrien contrôle désormais à 95% après une offensive meurtrière lancée le 18 février, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).


Le dernier groupe en place, les rebelles de Jaich al-Islam, aurait lui aussi conclu un accord avec Moscou, alliée du régime syrien, a annoncé l'armée russe. Une information relayée par la télévision d'Etat syrienne. Un "accord préliminaire" a été trouvé, a déclaré le général russe Iouri Evtouchenko, cité par l'agence Interfax. L'OSDH a de son côté rapporté "un accord final" entre Jaich al-Islam et la Russie", assurant que la police militaire russe devait se déployer à Douma. Le groupe islamique n'a pour le moment pas confirmé ni infirmé cette annonce.


Où se réfugieront ces rebelles et leurs familles ? Selon l'OSDH, plus au nord, dans la province d'Alep, notamment à Jarablos et al-Bab, dominés par des insurgés proturcs. Les civils pourront choisir entre les suivre ou rester sur place, pourront rester sur place, en accord avec la politique de "réconciliation" du gouvernement.

La chute de la Ghouta, à la suite de bombardements intenses et de combats au sol qui ont dévasté la zone, marquerait une des pires défaites pour les rebelles dans la guerre qui ravage la Syrie depuis plus de sept ans. "La victoire dans la Ghouta est un clou dans le cercueil des terroristes", a déjà proclamé samedi à la télévision d'Etat un officier de l'armée syrienne déployé dans cette région, une des premières à se mobiliser dans les manifestations réclamant des réformes au régime en 2011.


La guerre en Syrie, qui avait débuté par la répression de manifestations pacifiques, a fait plus de 350.000 morts et des millions de réfugiés.

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