VIDÉO - Syrie : plus de 5000 personnes contraintes de fuir Raqqa depuis le début de l'offensive

EXIL - Plus de 5000 personnes ont été contraintes de fuir leur domicile depuis le début de l'offensive de l'alliance kurdo-arabe sur Raqqa, "capitale" du groupe État Islamique en Syrie. L'administration régionale a du mal à faire face à cet afflux de déplacés.

Plus de 5000 personnes ont été contraintes de fuir leur domicile depuis le début de l'offensive de l'alliance kurdo-arabe sur Raqqa, "capitale" du groupe Etat Islamique en Syrie. "Jusqu'à présent, plus de 5000 déplacés sont arrivés dans les régions libérées et sécurisées par nos forces. Ils viennent des zones de combats par un couloir ouvert par elles", affirme la porte-parole de l'opération "Colère de l'Euphrate".

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Depuis le lancement samedi soir de leur offensive, les Forces démocratiques syriennes (FDS), dominées par les Kurdes mais qui comprennent aussi des Arabes et des Turkmènes, avancent depuis le nord dans la région désertique et plate qui entoure Raqqa. Des dizaines de familles, avec de nombreux enfants, arrivent à bord de camions, véhicules et motos dans les alentours d'Aïn Issa, à 50 km au nord de Raqqa. Ils transportent avec elles des valises, des matelas, ainsi que des vaches et des moutons. 


Les combattants des FDS les stoppent à quelques kilomètres d'Aïn Issa, leur quartier opérationnel, pour vérifier leurs identités et fouiller leurs affaires afin d'éviter toute tentative d'infiltration par les djihadistes. Les membres de l'EI ont fréquemment recours à la tactique meurtrière consistant à faire sauter des voitures piégées, ce qui suscite la méfiance des FDS.

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La province de Raqqa, en grande partie désertique, compte 800.000 habitants, selon le géographe français spécialiste de la Syrie Fabrice Balance. L'administration régionale a du mal à faire face à cet afflux de déplacés. "Après avoir libéré les civils du joug de Daech et malgré les aides offertes par l'administration autonome kurde et le conseil des FDS, nous avons besoin d'une aide internationale car nos capacités sont limitées et il n'y a pas de camp pour les accueillir alors que l'hiver approche", a souligné la porte-parole de l'opération. "Certains vont habiter chez des proches et les autres se dirigent vers le 

camp de Mabrouki, dans la province de Hassaké, mais ses capacités sont limitées", a-t-elle ajouté.

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