VIDÉO - Afghanistan : au cœur de Kaboul aux mains des talibans, le récit de nos envoyés spéciaux

VIDÉO - Afghanistan : au cœur de Kaboul aux mains des talibans, le récit de nos envoyés spéciaux

DOCUMENT - Huit jours après le retour au pouvoir des talibans en Afghanistan, la vie s'est arrêtée pour de nombreux habitants de Kaboul. Notre reporter Liseron Boudoul et son équipe, la première Française à être entrée dans Kaboul, nous dévoile le quotidien des Afghans.

Cela fait huit jours déjà que les talibans ont repris le pouvoir en Afghanistan et règnent en maîtres sur Kaboul. Alors que des milliers de personnes espèrent quitter le pays, la vie s'est arrêtée pour de nombreux habitants de la capitale afghane. Les femmes doivent de nouveau porter la burqa, les salons de beauté sont fermés, les photos de femmes dans les rues masquées. 

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L'Afghanistan aux mains des talibans

Les écoles et universités ont fermé leurs portes, et ce, jusqu'à nouvel ordre, laissant enseignants et élèves dans la crainte. "Cette situation est vraiment ambiguë, on ne sait pas ce qu'on va devenir. J'ai peur, tout le personnel de l'école a peur. On se dit qu'ils vont venir nous arrêter parce qu'on travaillait pour l'ex-gouvernement", confie Noverra Sodekh, directrice d'une école publique à Kaboul à nos journalistes.

Je ne plus vivre ici, il y a trop de problèmes et les talibans arrivent- Un habitant de Kaboul

Pour beaucoup de Kabouliens, l'aéroport de la ville est vu comme la dernière chance, l'unique porte de sortie pour quitter le pays. Des centaines de personnes s'entassent dans des bus, dans l'espoir de rallier cette zone contrôlée par les occidentaux et pour quitter le pays. 

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Évacuations : le chaos à l'aéroport de Kaboul

Avec femme et enfants, Hussein fait partie de ceux qui tentent de prendre un avion militaire. "Je veux aller aux États-Unis, car il y a des combats ici (...) il y a trop de problèmes et les talibans arrivent", affirme-t-il à nos reporters. Les talibans, omniprésents, tentent d'empêcher les Afghans à rejoindre l'aéroport. Patrouillant dans les rues, ils tirent en l'air pour intimider la foule. 

"Tous les habitants que nous avons rencontrer aujourd'hui à Kaboul nous ont tous avoué leur profonde inquiétude sur le futur. Quelles vont être les mesures annoncées par les talibans ? Va-t-il y avoir de nouvelles restrictions ? Qu'est-ce qu'il sera autorisé, interdit pour les femmes ? Y aura-t-il une guerre civile ? Les talibans tentent de rassurer la population, qui ne leur fait pas confiance", résume notre envoyée spéciale Liseron Boudoul.

2000 évacués vers la France d'ici mardi

Dans ce climat tendu, les évacuations se poursuivent. Ce mardi, 2000 personnes auront été évacuées vers la France, a annoncé lundi le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, aux côtés de la ministre des Armes Florence Parly, depuis la base aérienne 104 d'Al-Dhafra, à 30 kilomètres d'Abou Dhabi, où l'armée de l'Air française a mis en place un pont aérien vers Kaboul.

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Le temps presse : les États-Unis ont fixé au 31 août la date-butoir pour le retrait définitif de ses troupes d'Afghanistan. 

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