Vaccination contre le Covid : l'Allemagne n'échappe pas aux polémiques

Vaccination contre le Covid : l'Allemagne n'échappe pas aux polémiques

CORONAVIRUS - Elle a démarré fort sa campagne de vaccination contre le Covid-19, avec des dizaines de milliers de personnes vaccinées en seulement quelques jours. Mais l'Allemagne fait désormais face à une crainte grandissante de se retrouver en manque de doses.

La file d'attente se fait de plus en plus longue devant le seul centre de vaccination ouvert à Berlin. Les Allemands semblent satisfaits de leurs "vaccinodromes", qui ont suscité l'admiration un peu partout en Europe. Et pour cause : ils ont été d'une efficacité redoutable dès les premiers jours de vaccination. 

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Le monde commence à se vacciner contre le Covid-19

"C'était vraiment simple, les autorités sanitaires m'ont écrit, j'ai pris rendez-vous et me voici", raconte un homme de 91 ans qui vient de descendre de son taxi, défrayé par l'État allemand. 

Des problèmes logistiques

Au total ? 400.000 allemands vaccinés en deux semaines. Un chiffre à faire pâlir la France qui, elle, a démarré lentement sa campagne de vaccination contre le Covid. Le voisin européen avait vu grand et espérait une campagne rapide, mais sa stratégie se heurte désormais à des problèmes logistiques. Le Parlement de Berlin redoute en effet une pénurie de vaccins, qui arrivent au compte-goutte dans les différentes régions du pays. 

Outre-Rhin, on accuse ainsi l'Europe. "L'Allemagne et d'autres pays forts comme la France voulaient des commandes plus élevées. Mais tout a été stoppé. Notre gouvernement a laissé l'Union Européenne organiser les achats des vaccins. Là, c'était vraiment une erreur", regrette le député du Parti libéral démocrate (FDP) Florian Kluckert, au micro de TF1. 

En plus d'un potentiel déficit de vaccins, un problème d'organisation se pose. "Chaque land (région, ndlr) s'organise comme il le souhaite avec un centre spécialisé et des équipes mobiles. Il y a des retards parce que certains Länder (régions, ndlr) sont plus lents que d'autres", explique Timo Ulrichs, professeur et épidémiologiste. Pour une campagne de vaccination complètement réussie, les premiers vaccinés devront pourtant recevoir leur deuxième injection dans les six semaines au plus tard. 

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Un espoir subsiste néanmoins pour pallier cette crainte de pénurie : l'arrivée imminente du second vaccin Moderna, autorisé ce mercredi par la Commission européenne. 160 millions de doses supplémentaires devraient s'ajouter au vaccin Pfizer/BioNTech. 

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