VIDÉO - "Dictateur" vs "Empereur" : Maduro s'attaque à Trump, après les sanctions américaines

CLASH - Après l'élection d'une toute puissante Assemblée constituante, marquée par dix morts en marge du scrutin, Washington a gelé les avoirs que posséderaient Nicolas Maduro aux USA. Le président vénézuélien condamne ces "ordres impérialistes".

"Les élections illégitimes d'hier confirment que Maduro est un dictateur qui méprise la volonté du peuple vénézuélien", a tonné le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin. Les Etats-Unis ont frappé du poing sur la table ce lundi et pour montrer leur colère s'en prennent au portefeuille du président vénézuélien.  Le bureau du Trésor a en ainsi décidé de geler "tous les avoirs" que posséderaient Nicolas Maduro aux Etats-Unis.


La réaction de Washington est survenue au lendemain de l'élection controversée de l'Assemblée constituante voulue par le président socialiste, un scrutin marqué par des violences qui ont fait dix morts. Nicolas Maduro a réagi quelques heures plus tard, dans une allocution télévisée : "Je n'obéis pas aux ordres impérialistes, je n'obéis pas aux gouvernements étrangers, je suis un président libre". Selon lui, les décisions du gouvernement américain soulignent "l'impuissance, le désespoir, sa haine" à l'issue du vote de dimanche. "Je suis tellement fier, M. Trump, allez-y alors", a lancé le président socialiste, avant d'ajouter : "qu'ils prennent les sanctions qui leur plaisent, mais le peuple vénézuélien a décidé d'être libre".

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La situation au Venezuela toujours plus tendue

La communauté internationale divisée

Comme les Etats-Unis, une dizaine de pays, de la Colombie à l'Espagne en passant par l'Argentine contestent les élections qui se sont déroulées ce dimanche. L'Assemblée constituante de 545 membres, tout juste élue, doit s'installer mercredi au siège du Parlement dominé depuis 2016 par l'opposition, qui, elle non plus, ne reconnaît pas la nouvelle Assemblée. Car cette dernière se situe au-dessus de tous les pouvoirs, y compris du président. Elle a pour mission de rédiger une nouvelle Constitution, remplaçant celle promulguée en 1999 par le défunt président Hugo Chavez.


A l'inverse, la Russie, Cuba, le Nicaragua, la Bolivie et le Salvador ont apporté leur soutien à M. Maduro. La Havane a même dénoncé ce lundi soir une "opération internationale" contre le Venezuela dirigée par les Etats-Unis pour ne pas reconnaître "la volonté" du peuple vénézuélien.

Maduro, au même rang que al-Assad, Kim Jong-Un et Magabe

Pour le moment, seuls les Etats-Unis ont choisi d'imposer des sanctions. L'Union européenne se contentant de faire part de sa préoccupation sur le "sort de la démocratie" au Venezuela.


Il est d'ailleurs extrêmement rare que le gouvernement américain prenne des sanctions contre un chef d'Etat étranger en exercice. M. Maduro est seulement le quatrième président à être ainsi sanctionné par Washington, rejoignant un "club exclusif" composé des présidents syrien Bachar al-Assad, nord-coréen Kim Jong-Un et zimbabwéen Robert Mugabe.

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