VIDÉO - Venezuela : les images des violences aux frontières avec la Colombie et le Brésil

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Crise au Venezuela

INTERNATIONAL - Au Venezuela, la journée de samedi a été marquée par des violences aux frontières avec la Colombie et le Brésil. Les troubles qui ont fait au moins deux morts ont éclaté alors que des manifestants exigeaient l'entrée de convois humanitaires, que l'armée fidèle à Nicolas Maduro refuse de faire entrer dans le pays.

Suite aux violences survenues au Venezuela, les Etats-Unis ont annoncé leur intention de "passer aux actes". Ce samedi, les forces de sécurité vénézuéliennes ont durement réprimé des manifestations, faisant deux morts dont un garçon de 14 ans selon l'ONG Foro Penal, opposée au gouvernement de Maduro, et plus de 300 blessés, dont des Colombiens, selon le gouvernement de Bogota et différentes sources.

Les troubles ont éclaté aux frontières avec la Colombie et le Brésil, où les manifestants exigeaient l'entrée dans le pays de convois d'aide humanitaire. Plusieurs postes-frontière sont bloqués par l'armée fidèle à Nicolas Maduro, qui refuse l'aide en dénonçant une tentative déguisée d'intervention américaine. 

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"Ils ont tirés des gaz lacrymogènes, beaucoup, on ne pouvait pas résister, on perdait des forces. Et alors qu'on essayait de retrouver notre souffle, ils nous ont tiré dessus" a raconté à l'AFP Edinson Cisneros, blessé au cours d'affrontements à la frontière colombienne.

Des camions transportant des médicaments incendiés

Deux camions et leur cargaison de médicaments ont été incendiés peu après être entrés au Venezuela depuis la Colombie, selon les autorités colombiennes qui ont alors ordonné le retour des autres véhicules. Des journalistes de l'AFP dans la ville frontalière de Pacaraima, au nord du Brésil, ont également vu deux camions chargés d'aide envoyés par le Brésil rebrousser chemin. Un bateau parti de Porto Rico avec de l'aide a fait demi tour après avoir "reçu des menaces directes de tir" de marine vénézuélienne, a affirmé le gouverneur de l'île américaine.

L'opposant Juan Guaido, reconnu président par intérim par une cinquantaine de pays dont la France et les Etats-Unis, avait fixé la journée de samedi comme date butoir pour la livraison de l'aide humanitaire stockée aux portes du pays.

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