Wikileaks : renvoyée en prison, Chelsea Manning se dit prête à "mourir de faim" plutôt que de témoigner contre Assange

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ETATS-UNIS - Un juge fédéral a ordonné jeudi 16 mai le renvoi en prison de l'ex-analyste américaine pour "entrave à la bonne marche de la justice". Chelsea Manning a de nouveau refusé de répondre aux questions d'un grand jury sur Julian Assange, le fondateur de Wikileaks.

Retour à la case prison. Pour la troisième fois, l'ancienne analyste militaire américaine a été écrouée. Cette fois pour "entrave à la bonne marche de la justice", après avoir une nouvelle fois refusé de témoigner contre le fondateur de Wikileaks Julian Assange. 

Considérée comme une icône des personnes transgenres, elle a été renvoyée en prison ce jeudi 16 mai à la suite d'une audience devant un tribunal d'Alexandria, près de Washington. Celle qui a déjà passé sept ans en prison est passible d'une amende de 500 dollars par jour si elle refuse de coopérer après 30 jours de détention, et de 1000 dollars par jour après 60 jours derrière les barreaux. 

"Mourir de faim plutôt que de changer d'avis"

Libéré en 2017, l'ex-militaire Bradley Manning avait passé sept ans en détention pour avoir transmis à Wikileaks en 2010 plus de 750.000 documents diplomatiques et militaires sensibles, provoquant un véritable scandale aux Etats-Unis. Sept ans durant lesquels il avait entamé sa transition vers le sexe féminin - il est devenu Chelsea Manning en 2013. 

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Une liberté qui n'a duré que quelques mois, puisque le 8 mars dernier, convoquée par un grand jury - constitué de citoyens chargés d'enquêter dans les affaires pénales les plus sérieuses -, Chelsea Manning avait refusé de répondre à ses questions sur Assange. A 31 ans, la taupe de Wikileaks était alors retournée en prison, jusqu'à la semaine dernière où elle avait été libérée pour une raison technique, le mandat du grand jury qui souhaitait l'entendre arrivant à son terme. 

Ce jeudi, elle s'est présentée toujours autant déterminée devant un nouveau grand jury. "Je ne renoncerai pas à mes principes, je préférerais littéralement mourir de faim que de changer d'avis", a-t-elle déclaré devant le juge Trenga. Celui-ci a rétorqué qu'il n'y avait rien de "déshonorant " à remplir son devoir citoyen.

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