L'Iran, la Syrie... et un bisou : le récap' du passage de Macron et Trump devant la presse

L'Iran, la Syrie... et un bisou : le récap' du passage de Macron et Trump devant la presse

RÉCAP' - C'est avec une heure de retard que la conférence de presse commune entre les deux présidents a démarré. Une entrevue avec la presse au cours de laquelle ont émergé des liens très resserrés dans les relations diplomatiques entre les deux pays, l'évocation d'un nouvel accord sur le nucléaire iranien et l'éradication de Daech. Sans oublier, le fameux "bisou" diplomatique.

C'est ce qu'on appelle "se faire attendre". Après une heure de retard sur le programme, les deux présidents ont donné une conférence de presse commune. Les deux hommes ont tenté de justifier leurs positions sur de nombreux dossiers dont celui qui concerne l'Iran. "Nous n'avons pas les mêmes positions de départ sur ce point" et "nous avons eu une discussion très approfondie sur le sujet", a déclaré le président français. Tous deux ont évoqué également la Corée du Nord ainsi que la Syrie. Voici ce qu'il faut en retenir. 

Sur l'Iran

On le sait, les différences de point de vue entre Emmanuel Macron et Donald Trump, sur le sujet, sont en profond décalage. Mais Emmanuel Macron semble avoir ouvert la porte à de nouvelles négociations, quand Donald Trump lui, affirme que l'accord précédemment signé au sujet du nucléaire iranien, est "désastreux". "Il n'aurait jamais dû être conclu", a-t-il martelé. 


Pour Donald Trump, l'Iran semble être l'ennemi numéro 1, le pays qu'on trouve "chaque fois que quelque chose ne va pas dans la région". Emmanuel Macron, lui, a indiqué qu'il souhaitait travailler avec son homologue sur le long terme, pour dépasser les critiques sur le texte actuel.


"Nous souhaitons travailler sur un nouvel accord avec l'Iran. Bloquer toute activité nucléaire de l'Iran jusqu’en 2025. Nous assurer qu'il n'y aura pas d'activités nucléaires. Stopper les activités balistiques de l'Iran dans la région. Et contenir l'influence iranienne dans la région", a précisé Emmanuel Macron. "Nous ne voulons pas répliquer les erreurs du passé (...) Mais nous voulons pour nos alliés la stabilité durable", a expliqué le président français. 


Donald Trump souhaite, de son côté que ce nouvel accord ait des fondations solides. "C'est un accord aux fondations pourries, c'est un mauvais accord, une mauvaise structure", a affirmé le dirigeant américain. Menaçant de passer à l'acte 15 mois après son arrivée au pouvoir, Trump a donné à ses signataires européens (France, Royaume-Uni et Allemagne) jusqu'au 12 mai pour le durcir. "Nous verrons ce qui se passe après le 12", a dit Donald Trump.

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"Ni vous ni moi n'avons l'habitude de changer facilement d'avis"

Sur la Corée du Nord

La porte semble être ouverte. Donald Trump a exhorté Pyongyang à éliminer tout son arsenal nucléaire, précisant ce qu'il entendait exactement avec ses multiples appels à la "dénucléarisation" du régime totalitaire avant un sommet très attendu avec le dirigeant nord-coréen. Pour lui, cela signifie que Pyongyang doit se débarrasser de ses bombes atomiques. 


"Très simple", a-t-il répondu à un journaliste qui lui demandait comment se passerait le sommet avec le prochain sommet avec la Corée du Nord. "Je pense que ça va être très positif", a déclaré mardi le président américain après des mois de provocations de part et d'autres. "J'ai entamé un processus et quand je l'ai fait, tout le monde a pensé que je m'y prenais très mal mais en même temps, depuis 25 ans les gens se sont engagés dans des tractations et rien ne s'est passé, et maintenant beaucoup de choses se passent", a-t-il expliqué. 


Il a également avancé que la Corée du Nord souhaitait que le sommet ait lieu dès que possible. Mike Pompeo, patron de la CIA s'est d'ailleurs rendu dans le pays durant le week-end de Pâques. "Il a eu une bonne rencontre avec Kim Jong Un, et il s'est vraiment bien entendu avec lui" à cette occasion. 

Sur Daech et la Syrie

Si l'Iran soulève toujours des difficultés entre les deux hommes, ils semblent en revanche d'accord sur un point : l'éradication de Daech et la situation en Syrie. "En Syrie, nous allons continuer à œuvrer ensemble, au sein du conseil de sécurité de l'ONU. Nous allons aussi œuvrer avec nos partenaires pour éviter le terrorisme à venir", a déclaré Emmanuel Macron.  "Il faut trouver un accord équitable" en Syrie pour préserver la paix "sur le long terme", expliqué  Emmanuel Macron qui a indiqué qu'il ne fallait "pas reproduire les erreurs du passé", dans une référence aux situations désastreuses laissées en Irak et en Libye. "Nous allons terminer le travail".


"Nous sommes à la fin de la guerre mais nous devons nous adapter à la réalité du terrain", a dit le Président français. Et de réaffirmer l'implication de la France dans la lutte contre le terrorisme. Donald Trump a, quant à lui, réitéré ses condoléances à la France après l'attaque de Trèbes, à nouveau salué la mémoire d'Arnaud Beltrame, et remercié Emmanuel Macron, la France et les troupes françaises pour leur appui, durant les frappes survenues dernièrement en Syrie et indiqué vouloir "ramener [ses soldats] à la maison (...) relativement rapidement, quand le travail sera terminé".

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Le commentaire de Donald Trump sur la situation en Syrie

Et le bisou ...

Si les deux présidents n'ont eu de cesse de montrer des signes d'affection en distillant, ça et là, des petites phrases sur "l'alliance" et "la vieille amitié" entre les deux pays, c'est en fin de conférence de presse qu'ils ont probablement offert LE moment de cette visite d'Etat. En se donnant une accolade virile et franche, avant de se faire un bref bisou. Un geste qui a légèrement surpris les commentateurs sur place. Puis Donald Trump de déclarer : "Je l'aime beaucoup". Un signe d'affection peu commun aux Etats-Unis, ou le "hug" est plus commun.

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Le check et le bisou de Trump et Macron à la fin de leur conférence.

Suivez la suite et la fin du voyage d'Emmanuel Macron aux Etats-Unis sur notre direct.

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