La production mondiale de vin atteint son niveau le plus bas depuis 50 ans

La production mondiale de vin atteint son niveau le plus bas depuis 50 ans

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MAUVAISE NOUVELLE - Suite à une année rythmée par les catastrophes climatiques, la production de vin a drastiquement chuté à travers le monde. La France, par exemple, a produit 19% de vin en moins que l'an passé.

La production mondiale de vin a chuté de 8,2% en 2017, à 246,7 millions d'hectolitres (Mhl), au plus bas depuis plus de 50 ans, selon une estimation annoncée ce mardi par l'Organisation internationale du vin (OIV) basée à Paris.


Cette production "historiquement faible" est due en grande partie aux mauvaises récoltes consécutives aux aléas climatiques enregistrés par les trois plus gros producteurs de vin du monde : Italie (39,3 Mhl, -23%), France (36,7 Mhl, -19%) et Espagne (33,5 Mhl, -15%), mais aussi en Allemagne (8 Mhl, -10%), a indiqué l'OIV. En 2016, le monde avait produit 268,8 millions d'hectolitres, selon la dernière estimation de l'OIV.

Quelques pays en hausse

Le niveau de production mondial de vin est "inédit" depuis la fin des années 50 et le début des années 60, selon l'OIV: il s'élevait à 213,5 Mhl en 1961 et à 173,8 Mhl en 1957.Plus récemment, seules les productions de 1991 et 1994 sont comparables en niveau (respectivement 251,6 et 249,4 Mhl). Pour 2017, l'OIV estime la consommation mondiale de vin entre 240,5 millions d'hectolitres et 245,8 Mhl, soit une moyenne de fourchette de 243,2 Mhl.


L'an passé en Europe, seuls quatre pays ont vu leur production viticole progresser: le Portugal (6,6 Mhl, +10%), la Roumanie (5,3 Mhl, +64%), la Hongrie (2,9 Mhl, +3%), et l'Autriche (2,4 Mhl, +23%). 

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Dans le reste du monde, les Etats-Unis, quatrième pays producteur mondial, ont apparemment bien maintenu leur production estimée à 23,3 Mhl cette année contre 23,6 Mhl en 2016, soit un très léger recul de 1%.  Mais elle est basée sur des prévisions de production de raisins du ministère américain de l'agriculture (USDA) datant d'août 2017 et "ne prend pas en compte les éventuelles conséquences" des incendies début octobre en Californie, notamment dans la Napa Valley et la région de Sonoma, deux grandes zones viticoles où plusieurs exploitations ont été touchées par les flammes, a précisé l'OIV.

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