VIDEO - Violences en Birmanie : 30 000 déplacés et des dizaines de morts

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BIRMANIE - Depuis un mois, l'armée mène des opérations dans cette région frontalière du Bangladesh, où vit cette minorité musulmane composée d’environ 800 000 personnes.

Près de 30 000 personnes ont été déplacées par les violences qui ont fait des dizaines de morts depuis le mois octobre 2016 dans l'Etat d'Arakan, dans l'ouest du pays où se concentre la minorité rohingya, a annoncé l'ONU vendredi.


"Les déplacés sont estimés à quelque 30 000 personnes depuis les attaques du 9 octobre et les opérations qui ont suivi dans l'Etat d'Arakan", a affirmé un porte-parole du bureau de coordination des Affaires humanitaire de l'ONU. Selon lui, 15 000 personnes auraient fui leurs foyers au cours des dernières 48 heures.


Yanghee Lee, le rapporteur des Nations Unies pour la Birmanie, a critiqué la gestion de cette crise mené par le gouvernement de la Prix Nobel Aung San Suu Kyi, appelant à une "action urgente" de sa part. Il a réclamé une enquête transparente concernant les accusations de viol et de meurtre impliquant les forces gouvernementales.


Aung San Suu Kyi a récemment déclaré que le gouvernement répondait à la situation conformément aux règles de droit. Cependant, aucun effort n’a été constaté par le rapporteur de l’ONU : "Les forces de sécurité ne doivent pas recevoir carte blanche pour intensifier leurs opérations derrière un écran de fumée, celui d'avoir autorisé l'accès à une délégation internationale. Une action urgente est nécessaire".

L'une des minorités les plus persécutées au monde

L'armée est accusée de graves abus contre la minorité, du viol des femmes au meurtre de civils. Ces violences constituent un défi pour Aung San Suu Kyi et son gouvernement, premier exécutif civil au en Birmanie depuis des décennies. 


Selon un rapport de l’ONU la minorité rohingya est l’une des plus persécutées au monde. Des dizaines de milliers d'entre eux vivent dans des camps de déplacés entre le Bangladesh et la Birmanie depuis des affrontements meurtriers entre bouddhistes et musulmans en 2012. 

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