Chaos au Gabon : cinq morts après l'élection contestée de Bongo

CRISE AU GABON - Nouveau bilan de cinq morts à Libreville après les violences perpétrées suite à l'annonce des résultats de la présidentielle. Plus de 1000 arrestations ont été réalisées.

Le climat reste tendu au Gabon après la victoire d’Ali Bongo à l’élection présidentielle. Des heurts se sont produits à Libreville jeudi, faisant cinq morts et 1100 arrestations. Le Conseil de sécurité de l'Onu a fait part de sa "profonde préoccupation" et ses pays membres "ont appelé tous les candidats, leurs partisans, les partis politiques et les autres acteurs à rester calmes, à s'abstenir de tomber dans la violence ou d'autres provocations et à résoudre tout différend éventuel à travers les mécanismes constitutionnels et légaux établis".


Pris à partie par la communauté internationale et l'opposition, le président gabonais a affiché sa fermeté, rejetant la responsabilité des violences sur des "groupuscules formés à la destruction". Et d’ajouter : "Les élections ont rendu leur verdict [...] Qui a perdu? Un groupuscule dont le seul projet était de prendre le pouvoir pour se servir du Gabon et non servir le Gabon". 



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Gabon : plus de 1.000 personnes arrêtées

Jean Ping réclame une assistance internationale

Jean Ping, candidat malheureux du scrutin, a appelé la communauté internationale et notamment la France, à l’aide après l’assaut donné dans son QG par les forces de sécurité et la garde républicaine. "Je suis attaqué, caillassé, menacé de partout", a-t-il déclaré à LCI, réclamant la protection de la population contre un "clan de mercenaires". 

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Amie avec le Gabon depuis plusieurs décennies, la France (qui avait soutenu la candidature d’Ali Bongo en 2009) a cette fois exprimée ses "doutes" quant à la véracité des résultats de l’élection. Le président François Hollande a réclamé "un processus garantissant la transparence" et le ministre des affaires étrangères Jean-Marc Ayrault a demandé à ce que "les résultats des élections soient donnés bureau par bureau". Des annonces mal reçues par le président gabonais qui a  dénoncé "l'ingérence et le néo-colonialisme" du PS. 

Heureusement, il en reste un qui est moins regardant. Nicolas Sarkozy a en effet adressé ses "félicitations" et "ses vœux de succès" au vainqueur. 

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Jean-Ping : "Je suis le président élu du Gabon"

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La crise qui secoue le Gabon

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