Virus chinois : les secteurs du luxe et de l'aéronautique souffrent sur les marchés financiers

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Coronavirus : l'épidémie meurtrière qui inquiète la planète

L'apparition du virus "2019-nCOV" en Chine inquiète non seulement les experts scientifiques en raison de sa propagation possible mais également les marchés boursiers à travers le monde. Quel pourrait être l'impact de ce virus sur l'économie ?

Il n'y a pas que les scientifiques qui soient inquiets à propos du coronavirus baptisé "2019-nCOV", apparu dans la ville de Wuhan, en Chine en décembre dernier. Les marchés boursiers s'inquiètent eux aussi d'une possible propagation de ce virus proche du SRAS. Depuis le début de la semaine, l'inquiétude commence à se faire sentir sur les marchés boursiers. Les Bourses européennes ont toutes clôturé en baisse. 

A Paris, elle a ouvert avec une baisse de 1,36%, ce mardi 21 janvier. Mais globalement, ce sont les secteurs du luxe, tout comme l'aéronautique qui suffoquent. D'autant que Moody's vient d'abaisser sa note à long terme pour Hong Kong, en critiquant le gouvernement pour sa gestion des mois de manifestations, quatre mois après Fitch. 

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Le secteur du luxe, loin d'être épargné

De l'avis des experts, il est évident que cette crise sanitaire pèse sur les marchés. Si pour l'heure, l'impact économique demeure inconnu, Jochen Stanzl, analyste chez CMC Markets redoute auprès de l'AFP, des conséquences économiques potentiellement "énormes". Chez Saxo Banque, on explique que ce sont tous les secteurs qui sont exposés. "Que ce soit l'aéronautique dans une certaine mesure, mais surtout le luxe, ils ont tiré les marchés vers le bas", précise Andrea Tuéni, analyste de Saxo Banque. 

Depuis le début de la semaine, les valeurs du luxe enregistrent des chutes très importantes. Elles figurent même parmi les plus lourdes pertes au sein du CAC 40 et elles ont été les premières affectées par les craintes suscitées en Asie, à la fois par le virus en Chine et par l'abaissement de la note de Hong Kong par Moody's. 

Ainsi,  LVMH a perdu 1,12% à 424,95 euros, Hermès s'est replié de 1,09% à 709,20 euros tandis que Kering s'est enfoncé de 2,07% à 586,60 euros. L'abaissement de la note de Hong Kong par Moodys intervient intervient quatre mois seulement après que Fitch ait abaissé la note de la ville-Etat. 

Et c'est peu dire que cela pèse sur les marchés : Hong Kong représente à elle seule, 10% du marché mondial du luxe. Selon les chiffres clés du groupe LVMH, l'Asie représente 29% des ventes du groupe, hors Japon. La moitié de ces ventes concernent d'ailleurs la mode et la maroquinerie. Du côté de Kering, même chose. La région Asie-Pacifique constitue 32% du chiffre d'affaires de l'entreprise. Chez Hermès, la région Asie-Pacifique (hors Japon) représentait 33% du chiffre d'affaires. 

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Le spectre du Sras en 2003

Reste que c'est le souvenir du SRAS qui a rejailli dans les têtes. En 2003, l'épidémie avait fortement freiné l'activité de la Chine et de Hong Kong. L'épidémie avait fait 774 morts dont la plupart dans ces deux territoires. Près de 300 personnes étaient décédées à Hong Kong et cela avait eu pour effet de porter un sérieux coup à l'économie hongkongaise avec la chute de la fréquentation touristique. 

Une situation qui fait écho à celle que vivent actuellement ces régions du globe, d'autant que les festivités du Nouvel An Chinois se préparent avec potentiellement des centaines de millions de personnes qui vont voyager en Chine et à l'étranger. 

"L'hôtellerie, la restauration et le tourisme ont été les plus frappés par la récession et maintenant" ce nouveau virus "vient mettre du sel sur la plaie", affirme à l'AFP Dickie Wong, directeur général de la recherche à Kingston Securities. Le secteur du transport accuse le coup, à l'image de la compagnie Lufthansa  qui a perdu -3,38%. L'apparition en Chine du nouveau coronavirus est la dernière chose dont l'économie hongkongaise, déjà en grande difficulté, avait besoin, selon des analystes.

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