Virus Ebola : le sang des survivants pour traiter les malades

Virus Ebola : le sang des survivants pour traiter les malades

AFRIQUE - Le dernier bilan montre que la lutte contre le virus Ebola ne fonctionne pas. En désespoir de cause, ses acteurs en sont réduits à tester des solutions inédites.

Jamais le virus Ebola n'a paru si hors de contrôle. Le bilan de l'épidémie en Afrique de l'Ouest a franchi le cap des 2000 morts, soit un taux de mortalité supérieur à 50%, a indiqué vendredi l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). "L'espoir et l'optimisme ne sont plus d'actualité", a martelé la Fédération internationale de la Croix-Rouge (FICR), en écho à Médecins Sans Frontières (MSF) : "Le monde est en train de perdre la bataille".

Pour définir une stratégie continentale, l'Union africaine organise lundi une réunion d'urgence en Ethiopie. En attendant, à cours de moyens pour lutter efficacement contre la propagation de la maladie, la Sierra Leone (l'un de ses trois principaux foyers, avec la Guinée et le Liberia) en est venue samedi à annoncer une mesure extrême : le confinement de toute sa population à domicile du 19 au 21 septembre. Objectif : organiser une gigantesque opération de porte-à-porte "pour détecter des cas probables cachés par leurs parents".

Le sang des survivants pour soigner les malades

Si les gouvernements en arrivent à de telles extrémités, c'est que les moyens médicaux pour lutter contre Ebola restent bien minces, neuf mois après le début de cette épidémie. Le stock de sérum "miraculeux" ZMapp , testé sur des soignants occidentaux avant que des doses soient envoyées sur le continent africain, est épuisé. Or il est très long à produire. Deux vaccins "prometteurs" sont bien en cours de test mais le premier, même s'il fonctionne, ne sera pas disponible avant novembre. En attendant, l'OMS préconise d'essayer une nouvelle arme : le sang des survivants. Si le procédé, qui consiste à utiliser les anticorps développés par les survivants, n'a pas encore fait ses preuves, les experts estiment que le jeu en vaut la chandelle. Faute de mieux.

L'épidémie est "beaucoup plus rapide que la réponse", a reconnu le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon. L'ONU se donne six à neuf mois pour endiguer l'épidémie dans les pays affectés, a-t-il annoncé, appelant pour cela les pays membres à "fournir les 600 millions de dollars nécessaires". De son côté, l'Europe a débloqué vendredi 140 millions d'euros. L'enjeu, au-delà de la solidarité nécessaire avec les Africains : que le virus ne se répande pas dans le monde.

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