Virus meurtrier en Asie : la crainte d'une accélération de la propagation à cause du Nouvel an chinois

À l'aéroport de Calcutta, par peur d'une propagation du virus semblable au Sras qui frappe la Chine depuis décembre, chaque passager est scruté à l'aide de caméras thermiques.
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Coronavirus : l'épidémie meurtrière qui inquiète la planète

CONTAGION - Le nouveau virus détecté par les autorités chinoises, semblable au Sras, qui avait fait 774 morts en 2002 et 2003, inquiète bien au-delà de l'Empire du Milieu. Car si seule l'Asie est pour l'heure en "alerte maximale", l'imminence des festivités du Nouvel an chinois, qui débute ce samedi, fait craindre accélération de sa propagation.

La plus grande migration humaine au monde suscite cette année de vives inquiétudes. Alors que les festivités du Nouvel an chinois doivent débuter ce samedi, entraînant un chassé-croisé de centaines de millions de personnes retournant voir leur famille, les autorités craignent une accélération de la propagation du mystérieux virus qui frappe le pays depuis le mois dernier. 

Car s'il a déjà causé la mort de six personnes, sans compter les centaines d'autres cas recensés, le "2019-nCoV" - semblable au Sras, qui avait fait près de 800 morts au début des années 2000 - pourrait s'étendre bien au-delà de Wuhan, la ville de 11 millions d'habitants dans laquelle il a été repéré en décembre. 

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"Wuhan est un centre majeur et le niveau de vigilance doit rester élevé alors que les voyages font partie intégrante du Nouvel An chinois qui approche", explique le Dr Jeremy Farrar, directeur de la fondation britannique Wellcome Trust, cité par l'AFP.

Plus de 2000 vols au départ de Wuhan

Selon le site spécialisé FlightRadar24, plus de 2000 vols sont prévus en l'espace de quelques jours au départ de Wuhan vers d'autres villes chinoises, et plus de 200 autres vers l'étranger, dont un quart vers la Thaïlande. Hors d'Asie, des vols sont aussi prévus pour Paris, Londres, New York ou Sydney notamment. De quoi pousser les autorités à procéder à des contrôles systématiques dès qu'atterrissent des avions en provenance des zones à risques.

"Nous sommes prêts pour le pire. Nous n'avons pas baissé la garde", a ainsi déclaré Matthew Cheung, numéro deux de l'exécutif à Hong Kong, où la vigilance est maximale. L'aéroport de la ville, l'un des plus fréquentés du monde, procède déjà en temps normal au contrôle thermique de tous les passagers mais ceux qui arrivent de Wuhan doivent désormais également remplir un formulaire et s'exposent à des sanctions pouvant aller jusqu'à 6 mois de prison en cas de mensonge.

Les frontières terrestres également sous haute surveillance

Hors des airs, les vastes frontières terrestres de la Chine font elles aussi l'objet d'un examen minutieux. Au Vietnam par exemple, le ministère de la Santé a proclamé un "risque d'infection élevé" et ordonné des contrôles renforcés à sa frontière nord, intense lieu de passage entre les deux pays.

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Virus meurtrier en Asie : en France, la vigilance est de mise

En attendant une réunion d'urgence de l'OMS ce mercredi 22 janvier à Genève, qui devra déterminer s'il convient de déclarer une "urgence de santé publique de portée internationale", le président chinois Xi Jinping est en tout cas sorti de son silence pour réclamer que "la propagation de l'épidémie soit résolument enrayée", jugeant "absolument crucial de faire un bon travail en matière de prévention et de contrôle épidémiologiques". 

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