Vladimir Poutine : "Ceux qui ont diffusé de fausses informations sur Trump sont pires que des prostituées"

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DETENTE - Vladimir Poutine a ironisé ce mardi sur les accusations d'espionnage visant Donald Trump. Pour autant, il est resté prudent vis-à-vis de son homologue américain, très enthousiaste à son endroit, disant qu'il n'a jamais rencontré le président élu.

Au jeu des petites phrases, Donald Trump a peut-être bien trouvé son alter ego en la personne de Vladimir Poutine. Le président russe a balayé ce mardi lors d'une conférence de presse les informations publiées par plusieurs médias américains selon lesquelles les services secrets russes ont espionné le futur président américain afin d'éventuellement le faire chanter. La presse US citant, entre autres, une vidéo impliquant des prostituées, qui aurait été filmée lors d'une visite du milliardaire à Moscou en 2013.

Alors que Donald Trump avait déclaré sur Twitter que la façon dont il était traité par les services de renseignements américains était digne de "l'Allemagne nazie", Vladimir Poutine a, lui, lancé que les personnes qui commanditent ce type de documents falsifiés "sont pires que les prostituées". "Moralement, ils n'ont absolument aucune limite", a-t-il ajouté, jugeant que cela prouvait "la dégradation du niveau de l'élite occidentale".

Continuant à manier l'ironie, comme s'y essaye son futur homologue américain, Vladimir Poutine a enfoncé le clou affirmant :  "Vous savez, je peux difficilement m'imaginer qu'il (ndrl : Donald Trump) a couru à l'hôtel pour rencontrer ces filles à la conscience sociale réduite, même si bien sûr, ce sont les meilleures au monde", a-t-il déclaré, tout en finesse, réfrénant avec difficulté un sourire.

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Je ne connais pas personnellement Donald Trump, je ne l'ai jamais rencontré et je ne sais pas ce qu'il fera sur la scène internationale- Vladimir Poutine

Pour autant, le président russe s'est montré beaucoup plus réservé que Donald Trump quant aux futures relations entre les deux pays : "Je ne connais pas personnellement Donald Trump, je ne l'ai jamais rencontré et je ne sais pas ce qu'il fera sur la scène internationale. Donc je n'ai aucune base pour l'attaquer ou le critiquer, ou bien le protéger ou quoi que ce soit", a-t-il ajouté. 

Le président russe, dont les relations avec Barack Obama étaient au mieux glaciales, a toutefois réaffirmé qu'il espérait que les relations entre leurs deux pays reviendraient à la normale après l'investiture du président élu, qui aura lieu le vendredi 20 janvier.

De son côté, son ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a souligné que Moscou était prêt à un dialogue avec la

future administration américaine, notamment sur les questions liées à la Syrie ou aux armes nucléaires. Même si, a-t-il estimé, il est encore trop tôt pour connaître le contenu exact de ce que sera la politique de Washington, il s'est dit encouragé par la teneur des déclarations des futurs membres de l'administration Trump qui laissent entrevoir la possibilité d'une relation bilatérale pragmatique.

Les sanctions contre la Russie bientôt levées ?

Un discours mesuré qui tranche avec les déclarations tonitruantes de Donald Trump qui n'a jamais caché sa sympathie pour Vladimir Poutine. Dans un entretien au Wall Street Journal, le 11 janvier, le président élu était même allé jusqu'à déclarer que "les Etats-Unis pourraient lever des sanctions décrétées contre la Russie si ce pays aide Washington à combattre, par exemple les djihadistes extrémistes". 

"Si on s'entend et si la Russie nous aide vraiment, pourquoi aurait-on des sanctions si quelqu'un fait vraiment de bonnes choses?", avait-il lancé se disant également prêt à rencontrer  Vladimir Poutine très vite  après son investiture.

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