Vols d'AirAsia, Air Algérie et Malaysia airlines : où en sont les enquêtes ?

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AVIATION - Alors que la disparition du vol MH370 de la Malaysia Airlines en mars dernier est désormais reconnue comme un "accident", les analyses des boites noires du vol QZ8501 d'AirAsia, disparu en mer en décembre, se poursuivent.

Une année noire pour l'aviation civile. 2014 a été marquée par au moins quatre crash spectaculaires ou disparitions mystérieuses d'avions. Point commun de toutes ces affaires : les circonstances du drame n'ont pas encore été établies avec précision. Le point sur les différentes enquêtes.

Vol MH370 de Malaysia airlines

Près d'un an après les faits, les autorités malaisiennes ont fini par conclure jeudi que la mystérieuse disparition du vol MH370 de la compagnie Malaysia airlines était "un accident", rapporte The Guardian , "Il est présumé que les 239 passagers et membres d'équipage à bord du MH370 ont perdu la vie", a indiqué le chef de l'aviation civile, ouvrant la voie à l'indemnisation des familles des victimes.

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Le Boeing 777 en question a disparu des écrans radars le 8 mars 2014 après son décollage de Kuala Lumpur (Malaisie) à destination de Pékin, changeant brusquement de cap une heure après son décollage. Malgré les vastes recherches menées par plusieurs pays et considérées comme les plus étendues et les plus coûteuses de l'histoire de l'aviation civile, aucune trace de l'avion n'a été retrouvée. Les recherches sous-marines se poursuivent néanmoins.

Vol QZ8501 d'AirAsia

L'Airbus A320-200 de la compagnie AirAsia a décollé de la ville indonésienne de Surabaya pour Singapour le 28 décembre, avec 162 personnes à son bord, mais n'est jamais arrivé à destination. L'enquête officielle a conclu qu'il s'est abîmé en mer de Java. Ce jour-là, les conditions météorologiques étaient mauvaises et l'appareil a effectué une montée brutale avant de décrocher, mais les causes de l'accident n'ont pas encore été déterminées avec précision.

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Dans cette affaire, des éléments de l'appareil ont pu être repêchés, ainsi que plusieurs corps. Les enquêteurs ont aussi commencé à faire parler les boites noires et pu déterminer, comme annoncé jeudi, que c'est le copilote français Rémi Plésel qui pilotait l'avion au moment du drame, tandis que le commandant de bord "surveillait le vol".

Vol AH5017 d'Air Algérie

116 morts, dont 54 Français. C'est le terrible bilan du crash du vol AH5017 d'Air Algérie qui s'est produit le 24 juillet au Mali. Alors qu'il effectuait la liaison Ouagadougou - Alger, sa trace a été perdue par les contrôleurs aériens.

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Plus de six mois après, les circonstances exactes du drame n'ont pas encore été déterminées. Le travail des enquêteurs a été compliqué par le fait que les données issues d'une des deux boites noires, celle programmée pour enregistrer la conversation des pilotes, étaient inexploitables.

Vol MH17 de Malaysia airlines

Le vol MH17 qui assurait la liaison Amsterdam - Kuala Lumpur a lui aussi connu un triste sort. Mi-juillet 2014, alors qu'il transportait 298 personnes, le Boeing 777 de la Malaysia airlines s'est crashé dans l'Est de l'Ukraine, probablement atteint par un tir de missile.

Les soupçons se sont aussitôt portés vers les séparatistes, appuyés par la Russie, en guerre avec l'Etat central depuis près d'un an. Les Etats-Unis et l'Ukraine ont affirmé avec force que les rebelles étaient responsables, tandis que la Russie a rejeté la faute sur les forces ukrainiennes.

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Les Pays-Bas, chargés de l'enquête (près des deux tiers des victimes étaient néerlandaise), n'ont pas encore pu déterminer avec précision les causes du drame en raison de l'insécurité régnant toujours sur les site du crash, situé dans une zone contrôlée par les séparatistes.

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