Washington craint de nouvelles violences avant l’investiture de Joe Biden

Washington craint de nouvelles violences avant l’investiture de Joe Biden

VIOLENCES – Le déroulé de la prestation de serment de Joe Biden inquiète déjà les autorités, qui scrutent les réseaux sociaux où les appels à la violence se poursuivent. 6000 militaires de la Garde nationale ont été appelés en renfort dans la capitale fédérale.

Le calme est revenu à Washington autour du Capitole, où ont été érigées des lourdes barrières de deux mètres de haut, en lieu et place des manifestants pro-Trump, qui ont assiégé cet emblème de la démocratie américaine mercredi 6 janvier. Le calme est revenu mais la tension ne faiblit pas alors que l’investiture le 20 janvier du président élu, Joe Biden, se rapproche à grands pas et que le président déchu, Donald Trump, n’accepte toujours pas sa défaite, malgré la promesse d’une transition apaisée. 

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Le Capitole envahi par des partisans de Donald Trump

Et ses partisans les plus radicalisés se disent toujours prêts à en découdre et appellent sur les réseaux sociaux à davantage de violence.

"Trump ou la guerre"

Comme le rapporte le Washington Post (version abonnée), Twitter a signalé aux autorités vendredi 8 janvier la présence en nombre de messages haineux sur leur plateforme, appelant à manifester à nouveau, armés cette fois. L’invasion du Capitole n’aura pas suffi à satisfaire leur désir de "justice" et de vengeance. "Trump ou la guerre. Aujourd'hui. C'est simple", prévient l’un d’eux sur un forum pro-Trump, relayé par CNN. Ou encore un autre : "Trump SERA réinstitué pour un second mandat le 20 janvier. On ne peut pas laisser les communistes gagner. Même si on doit brûler Washington. Nous reprendrons la capitale et notre pays !"

Les autorités craignent que de nouvelles violences viennent déstabiliser cette transition, déjà bien entachée, et perturber la prestation de serment du démocrate Joe Biden. "L'investiture du président des États-Unis est un élément fondamental de notre démocratie. (…) La sûreté et la sécurité de tous ceux qui participent à la 59e inauguration présidentielle sont de la plus haute importance", ont indiqué les services secrets américains dans un communiqué, faisant valoir que le 20 janvier était un jour préparé de longue date. Donald Trump a déjà informé qu’il ne participerait pas à la prestation de serment de son successeur. Son vice-président, lui, a répondu présent.

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La ville craint donc le chaos à nouveau. D’autant que l’insuffisance du maintien de l’ordre le jour des émeutes a été rapidement critiquée, et notamment en comparaison avec celui mis en place lors des manifestations Black Lives Matter. À tel point que des médias s’interrogeaient au lendemain de l’invasion : la police a-t-elle laissé faire ? "Personne ne peut me faire croire que, s’il s’était agi hier d’une manifestation de Black Lives Matter, ils n’auraient pas été traités très, très différemment de la foule de voyous qui a pris d’assaut le Capitole. (…) Nous savons tous que c’est vrai, et c’est inacceptable", a déclaré Joe Biden, jeudi 7 janvier. Plus de 6000 militaires de la Garde nationale des quatre coins du pays ont été envoyés en renfort dans la capitale fédérale pour empêcher d’éventuels débordements supplémentaires jusqu’à l’investiture de Joe Biden. Ils viendront s’ajouter aux 1100 membres de la Garde nationale que compte le district de Columbia. 

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