Wikileaks : Obama réitère "son engagement ferme" contre tout espionnage

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FRANCELEAKS - Après avoir fait la sourde oreille, les Etats-Unis ont réagi par l'intermédiaire de Barack Obama aux révélation de Wikileaks concernant l'espionnage des trois derniers présidents français.

Alors que les Etats-Unis avaient dans un premier te refusé de commenter les révélations selon lesquelles la NSA avait espionné la France, par l'intermédiaire de ses trois derniers présidents, Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande, Barack Obama a finalement réagi aux révélations de Wikileaks, publiées par Mediapart et Libération .

Un échange à l'initiative de François Hollande

Par téléphone, le président américain a ainsi "réitéré sans ambiguïté" à François Hollande "son engagement ferme" contre tout espionnage de dirigeant de pays allié, a annoncé l'Elysée dans un communiqué.

À l'initiative de François Hollande, l'échange a par ailleurs "été l’occasion d’une mise au point sur les principes qui doivent gouverner les relations entre alliés en matière de renseignement", précise le communiqué, qui confirme que "des responsables français du renseignement se rendront très prochainement à Washington pour approfondir la coopération".

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Un peu plus tôt dans la journée, Ned Price, le porte parole du Conseil de sécurité nationale, avait assurer à l'AFP que les communications de François Hollande n'étaient pas ciblées. Et d'ajouter, comme une forme de caresse : "Les Français sont des partenaires indispensables" avec qui les Etats-Unis travaillent "étroitement".

De prochaines révélations

La position américaine sur le sujet pourrait évoluer. A en croire Libé et Mediapart, le nombre des écoutes semble d'une ampleur sans précédent et la nature des conversations écoutées, très détaillée. Par ailleurs, le fondateur de WikiLeaks Julian Assange a fait savoir que de nouvelles révélations seraient bientôt publiées : "Les lecteurs français peuvent s'attendre prochainement à d'autres révélations précises et importantes"

En attendant, Ned Price le réaffirme : "De manière générale, nous ne menons pas d'opérations de surveillance à l'étranger sauf s'il existe un objectif de sécurité nationale spécifique et validé." Le scandale lié à la mise sur écoute du téléphone portable d'Angela Merkel avait valu le même type de communication.

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