Scandale Facebook : devant le Congrès américain, Zuckerberg prévoit de faire le dos rond

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MEA CULPA - Le patron de Facebook, Mark Zuckerberg, va être auditionné devant le Congrès américain et a prévu d’endosser la responsabilité personnelle des "erreurs" commises par le réseau social, qui n'avait pas su anticiper les mauvais usages de ses ressources.

Mark Kuckerberg a prévu de faire le dos rond mardi et mercredi lors de son audition devant le Congrès. Et pour cause, en usant de cette stratégie, Facebook espère ainsi éviter les sanctions. "Nous n'avons pas fait assez pour empêcher ces outils d'être utilisés de façon malintentionnée (...). Nous n'avons pas pris une mesure assez large de nos responsabilités et c'était une grosse erreur. C'était mon erreur et je suis désolé", a-t-il prévu de dire, selon le texte de son intervention transmis ce lundi par la commission du Commerce de la Chambre des représentants.

Il faut dire que le réseau social a été l’objet de vives critiques ces dernières semaines après avoir laissé fuiter les données personnelles de plusieurs millions d’utilisateurs (87 millions selon Facebook) mais en plus d’avoir servi à une opération de déstabilisation des élections américaines de 2016 qui ont contribué à la victoire de Donald Trump.

Facebook plus sûr ?

Un test donc pour le dirigeant de 33 ans, qui a multiplié les annonces et interviews des dernières semaines pour tâter le terrain et en promettant de "faire mieux". Ce lundi aussi, Facebook a commencé à avertir par notifications tous les utilisateurs dont les données ont pu tomber sans qu'ils le sachent entre les mains de CA via une application de tests psychologiques, téléchargées sur Facebook par environ 300.000 personnes. Les paramètres de confidentialité, jugés par beaucoup incompréhensibles voire trompeurs, devraient aussi commencer à être plus lisibles et plus facilement accessibles aux usagers.

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Nouveau signe de bonne volonté, Facebook a aussi accepté ce lundi de collaborer avec des chercheurs indépendants sur une étude destinée à évaluer son influence dans les élections et la démocratie. Jusqu'ici, Facebook affirme n'avoir vu qu'un impact financier infime du scandale CA malgré un mouvement appelant les utilisateurs à quitter le réseau social et les inquiétudes d'annonceurs publicitaires. Néanmoins, comme un symbole, le co-fondateur d'Apple, Steve Wozniak, vient d’annoncer son départ de Facebook.

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