Assiste-t-on aux pires débuts des Français aux JO ?

JO DE RIO 2016

RIO - Même si la délégation tricolore a enfin ouvert son compteur avec des relayeurs de la natation en argent la nuit dernière à la natation, l'heure est surtout à la déception après l'élimination précoce d'Automne Pavia. Cyclisme, escrime, judo, tennis, les contre-performances s'enchaînent comme rarement et l'objectif affiché de 40 médailles pourrait rapidement devenir trop ambitieux.

Alors heureux ? Vraiment ? Si les nageurs du relais 4x100 m étaient évidemment déçus d'avoir perdu leur titre olympique face à l'immense talent de Michael Phelps dans la nuit de dimanche à lundi, la France, elle, s'est réveillée avec une première médaille à Rio mais un drôle de sentiment : l'indécision. 

Car, si c'est évidemment le soulagement qui domine après avoir évité un terrible et historique zéro pointé après deux jours de compétition (une moisson si pauvre aurait été une première depuis 1984 et les Jeux de Los Angeles), l'inquiétude reste tout de même de mise lorsque l'on jette un œil sur le tableau des médailles. 

Car en ce lundi 8 août, avec une unique médaille (même pas d'or) à se mettre sous la dent, la France est malheureusement 24e, derrière (sans leur manquer de respect) des pays tels que le Kosovo (venu à Rio avec 8 athlètes), le Vietnam ou encore la Corée du Nord. La pire entame depuis Séoul en 1988...

Alors faut-il s'affoler, surtout quand on sait que la délégation tricolore ambitionne de faire mieux que les 36 médailles londoniennes ? Pas vraiment si l'on en croit staff et athlètes qui assurent que la sinistrose ne s'est pas installée dans le camp français.

"Il y a eu de la déception, mais les médailles vont se multiplier cette semaine"

Les chances de médailles s'envolent (les doubles français en tennis, la disqualification de Priscilla Gneto en judo, l'élimination des filles du rugby à 7...),  les places d'honneur ne satisfont personne ( Julian Alaphilippe en cyclisme  et Lauren Rembi en escrime), et les champions olympiques en titre ne sont pas au rendez-vous ( le relais français sur 4x100 m , Yannick Agnel).

On vous fait grâce des débuts compliqués des valeurs sûres (les handballeurs accrochés, les basketteurs et les volleyeurs battus d'entrée). Avec tout ça, il y a tout de même de quoi un peu broyer du noir. Surtout si l'on se souvient qu'il y a quatre ans, après deux journées de compétition à Londres, les Bleus avaient déjà décroché quatre médailles, dont deux en or. 

Des chances s'envolent (encore) ce lundi

Malgré tout, la délégation tricolore tente de garder le sourire. "Non franchement, il y a une super-ambiance au village olympique, nous explique Gaëlle Nayo-Ketchanke, meilleure chance de médaille de l'haltérophilie tricolore. Evidemment, il y a eu de la déception, mais les médailles vont se multiplier cette semaine, tout le monde en est sûr". 

Sauf que ni Automne Pavia (judo) ni Cécilie Berder et Charlotte Lembach (sabre) ne sont parvenus à tirer leur épingle du jeu, ce lundi à Rio. Il ne nous reste plus qu'à croiser les doigts pour que la surprise Manon Brunet (sabre) et surtout Camille Lacourt (natation), qui veut aller chercher l'or sur le 100 m dos dans la nuit de lundi à mardi, réussissent leurs coups pour rendre ces déconvenues moins amères.  

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