Bilan : ciel bleu sur Sotchi

Bilan : ciel bleu sur Sotchi

JEUX OLYMPIQUES – La quinzaine olympique a été riche en émotions pour les Bleus de France. Entre la moisson de titres de Martin Fourcade, les ratés de Jason Lamy Chapuis et d'Ophélie David, les surprises venues du cross en ski et en snowboard, la France a animé la quinzaine. Avec ses quinze médailles, la délégation tricolore signe un record historique et termine 10e nation des JO.

Le record. Quinze fois, lors de ces JO, le drapeau français s'est élevé lors des cérémonies des médailles. Quinze Français sur la boîte, c'était la prévision affichée par les dirigeants du sport français, et c'est surtout le record de médailles lors de ces Jeux. Difficile pour autant de comparer, tant le nombre d'épreuves a enregistré une inflation régulière : 12 nouvelles épreuves rien qu'en 2014 ! Au final,  la France termine 10e au classement des médailles. Une performance qui se situe dans la moyenne des dernières éditions (11 à Vancouver 2010 et 9 à Turin 2006) mais loin de la 3e place des Jeux de Grenoble en 1968 (9).

Martin Fourcade. La star française des JO. Leader annoncé de la délégation bleue, Martin Fourcade n’a pas failli à sa mission. Titré sur la poursuite puis l'individuel 20 km, il n'a manqué le triplé en or que de 3 cm face à Emil Svendsen sur la mass start . Il aura passé les quinze jours à nous faire espérer les médailles à chacune de ses sorties et entre dans le panthéon des médaillés français, en étant tout simplement l'athlète le plus distingué des Jeux d'hiver (2 en or, 2 en argent). Le tout en souffrant d'une sinusite. À seulement 25 ans, il est déjà quasiment assuré de porter le drapeau à Peyong Cheang dans quatre ans. Il va déjà s'entraîner ce dimanche lors de la cérémonie de clôture.

Jason Lamy Chapuis. Il y a eu la chute d'Ophélie David en finale du skicross, le double fiasco de Sylvain Dufour en snowboard alpin et l'abandon de Guilbaut Colas. Mais la plus grosse déception de ces JO restera le bilan de Jason-Lamy-Chappuis . Le Jurassien a traversé le rendez-vous olympique comme un fantôme, jamais capable de se mêler à la lutte pour un podium. La pression ou malédiction du porte-drapeau ? Une méforme passagère ? Ou une phase de préparation mal gérée... Les questions sont multiples et, pour expliquer ce fiasco, la réponse n'est sans doute pas unique. Il va falloir que le Franc-comtois soit solide dans sa tête pour rebondir après ces JO.

Le triplé. Il y a d'abord cette start-list avec trois Français sur quatre participant à la finale du skicross. Puis cette chute du skieur Canadien juste avant un saut. Et les cris de joies de Jean-Frédéric Chapuis, Arnaud Bovolenta et Jonathan Midol qui signent le premier triplé Bleu depuis les jeux de 1924 . Ce fut sans aucun doute la plus grosse émotion pour la délégation tricolore. Un triomphe qui a été contesté par la Slovénie et le Canada pour des pantalons non réglementaires. Mais rien ne pouvait priver les Bleus de leur fête . Médailles validées. Et bien arrosées.

Les petits nouveaux. Sports nouvelle génération, sports extrêmes ou sports de riders, peu importe les noms qu'on leur donne mais le boardercoss et le halfpipe ont offert pas moins de sept médailles aux Bleus. Pierre Vaultier (or en snowboard cross) , Chloé Trespeuch (bronze en snowboard-cross) , Kevin Rolland (bronze en halfpipe) , Marie Martinod (argent en halfpipe) et le triplé du skicross, le bilan est excellent de ce côté-là des pistes. Et il aurait pu être encore meilleur si Paul Henri De Le Rue et Ophélie David n'avaient pas frôlé la médaille.

Où sont les femmes ? Quinze médailles... et seulement trois pour des Françaises. Les femmes ont globalement déçu lors de ces JO. Evidemment les blessures de Tessa Worley et Marion Rolland, avant la compétition, plombent cruellement le bilan, mais les skieuses et les biathlètes sont passées à côté. On se contentera des sourires de Chloé Trespeuch, Coline Mattel et Marie Martinod. Ou pas.

Le ski alpin de retour. Les skieurs étaient rentrés de Vancouver avec un cuisant zéro pointé et on a eu peur de revivre ce funeste scénario cette édition. Après une catastrophique première semaine, où les échecs ont succédé aux chutes sur les épreuves de vitesse, les techniciens ont changé la donne. Steve Missilier et Alexis Pinturault ont décroché l'argent et le bronze sur le géant, permettant aux Tricolores de revenir avec un bilan honorable. Mais les Français n'ont tout de même plus remporté d'or depuis 2006 (Antoine Deneriaz).

Bérézina sur glace. Plus aucune médaille depuis 2002, c'est peu dire que la Fédération des sports de glace est en retard sur ses consoeurs. En patinage artistique, la seule chance objective résidait dans la danse sur glace du duo Péchalat/Bourzat. Las, ils termineront quatrième. Sans se l'avouer vraiment, on pensait pouvoir gratter de la médaille sur le short-track. Nous n'avons eux que des images pour le zapping, Thibault Fauconnet et ses coéquipiers passant plus de temps sur les fesses que sur les patins. Pour ne rien arranger, les instances se sont ridiculisées en oubliant d'inscrire Ewen Fernandez sur le 10 000 mètres du patinage de vitesse. Didier Gailhaguet, président de la Fédération penserait à la démission...

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