Bobsleigh : les vérités du coach des "vrais" Rasta Rockett

Bobsleigh : les vérités du coach des "vrais" Rasta Rockett

Jeux Olympiques
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JEUX OLYMPIQUES – L'équipe de Jamaïque de bobsleigh à deux va débuter ce dimanche ses olympiades. Winston Watts et Marvin Dixon prolongent la tradition née à Calgary en 1988. George Fitch, regardera la compétition d'un œil attentif, lui qui était le fameux entraîneur des Rasta Rockett.

Ce dimanche, une petite île des Caraïbes va voir deux de ses concitoyens dévaler les pentes glacées de Sotchi. Cette histoire vous rappelle quelque chose ? C'est évidemment le pitch du film "Rasta Rockett", dont Winston Watts et Marvin Dixon, les concurrents du bob à deux, vont écrire le remake dès 17 heures sur les pistes Russes.

Peu de personnes regarderont la compétition avec autant d'attention que le maire d'une petite ville de Virginie, dans l'est des Etats-Unis. Car George Fitch est celui qui a eu la drôle d'idée de faire concourir l'île de la mer des Caraïbes à cette épreuve emblématique des Jeux olympiques d'hiver pour tenter d'y décrocher l'or.

Il n'a jamais participé aux JO

C'est évidemment son histoire qui a été retracée dans le film culte "Rasta Rockett" en 1993, et il n'est pas mécontent de ses héritiers. "J'imagine qu'on peut dire que c'était... un défi", raconte George Fitch, 65 ans, depuis Warrenton, communauté rurale de 9 000 habitants où il achève son quatrième et dernier mandat de maire. "Le défi était de savoir si je pourrais les emmener aux JO d'hiver, et surtout, d'en faire les meilleurs", précise-t-il.

Dans "Rasta Rockett", le comédien canadien John Candy incarne George Fitch. Ce dernier, ex-diplomate américain né en Chine, pointe toutefois des inexactitudes dans le film de Disney. Il n'est pas un ancien bobsledder olympien plongé dans la disgrâce et reconverti en bookmaker du dimanche sur les plages ensoleillées. Il n'a même jamais pris part à des JO.

Une discussion dans un mariage qui devient rêve olympique 

C'est lors d'un mariage en Jamaïque, où il s'est retrouvé à parler sport avec un ami et à se demander comment un pays célèbre pour le reggae et le rhum pourrait passer des épreuves sur glace, que Fitch a eu cette idée folle. "Le bobsleigh était le sport qu'il fallait, car il correspond le mieux à la qualité première des Jamaïcains : la vitesse", rappelle-t-il. "Nous voulions être parmi les meilleurs. Nous étions très inquiets de finir derniers".

N'ayant aujourd'hui plus guère de liens avec l'équipe, Fitch vend sur Internet des copies des T-shirts de sa Jamaïque à Calgary. Une partie des recettes est reversée à la Fédération de bobsleigh du pays. "Beaucoup de gens aiment toujours cette équipe, parce qu'ils représentent les outsiders". La Rasta mania est prête à repartir ce soir à Sotchi. 

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