Brian Joubert, le golden boy sur glace

Brian Joubert, le golden boy sur glace

Jeux Olympiques
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FOCUS - Malgré un palmarès édifiant (16 médailles internationales en 12 ans de carrière), Brian Joubert a l'image en France d'un éternel perdant. Peut-être parce qu'il n'a jamais rien gagné aux Jeux Olympiques (trois participations, quatre avec Sotchi) alors qu'il avait annoncé le titre à Vancouver en 2010.

Le premier Européen à avoir réussi à sortir trois quadruples sauts dans le programme libre en 2006 n'a jamais rien gagné sur la glace olympique, alors qu'il tire sa révérence à Sotchi. Porteur des espoirs français de médaille lors de quatre olympiades, Brian Joubert a sans doute été un peu surcôté, malgré ses 16 titres internationaux. Tête d'affiche du patinage français pendant une décennie, cela lui a, au moins permis, de charmer un grand nombre de femmes, qui constituent 95 % de sa base de fans.

Parmi elles, des véritables "groupies" qui n'hésitent pas à le suivre partout, à dormir devant son hôtel ou à faire des demandes en mariage. Le beau Brian reçoit également des montagnes de cadeaux  :"Il y a des petites culottes dans les cadeaux. Une femme m'a demandé de signer sur sa poitrine, une autre sur ses fesses," s'amuse le Français. "Il y a quelques jours encore, une Italienne est venue me tendre une feuille calque pour me demander d'y inscrire mes initiales. Elle va se les faire tatouer. Où ? Je sais pas ! Peut-être qu'elle me le montrera".

Un athlète couvé par sa mère et par la gloire

On le dit humble et bosseur, il est en tout cas fidèle. À sa ville natale d'abord, Poitiers, qui l'a vu chausser ses premiers patins à l'âge de 4 ans : il ne quittera quasiment plus sa ville. Ni sa mère, avec qui il vit à 29 ans. Ce qui lui a valu des moqueries : il n'en a cure. Homme de valeurs, il n'a jamais quitté non plus son mentor et entraîneur : un certain Didier Gailhaguet, aujourd'hui président de la Fédération française de patinage.

Le patineur de 29 ans prend cependant ce jeudi la route des JO une dernière fois. Sans grande chance de médaille, il y va pour le plaisir, et peut-être aussi avec une petite soif de revanche : "Je ne suis pas un artiste moi, je suis un compétiteur et la compétition va me manquer vite", avoue-t-il. À défaut d'une médaille, le Poitevin pourra toujours compter sur ses fans pour lui remonter le moral.

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