Comment l'athlé français s'est préparé à l'abri des regards et de la pression aux JO

JO DE RIO 2016
RIO - Arrivés mercredi dans la cité carioca, l'équipe de France d'athlétisme s'entraînait pourtant depuis plusieurs jours à São Paulo. Une volonté du staff de protéger leurs jeunes athlètes, alors que les compétitions commencent vendredi.

Pour vivre heureux vivons cachés. Si la plupart des équipes de France ont débarqué à Rio depuis parfois la fin du mois de juillet, celle de l'athlé, elle, a choisi une autre option : arriver à peu près en même tant que les autres, mais pas du tout au même endroit. Et alors que la ferveur olympique bat son plein depuis le 5 août dans la cité carioca, Renaud Lavillenie, Jimmy Vicaut et compagnie étaient entre eux à plus de 400 km de là, à São Paulo.

"Si on enlève Renaud et Christophe (Lemaitre), on a une équipe de jeunes, pour qui ce sont les premiers Jeux. En arrivant à J-3 de la compétition, on a voulu un peu les préserver, explique à metronews Ghani Yalouz,le DTN de l'athlétisme tricolore. Et puis cette préparation nous a permis de se rassembler, d'être entre nous. Ça a forgé un vrai esprit d'équipe". 

Les intéressés ont en tout cas apprécié cette sorte de sas de décompression. Déjà au Brésil pour digérer le voyage et le décalage horaire, mais pas dans la folie des Jeux. Histoire de se préparer au calme. 

"C'est bien aussi d'arriver à Rio, on entre vraiment dans les Jeux"

"On était bien dans notre bulle à São Paulo, regretterait presque Lemaitre, qui dispute les séries du 100 et du 200 m à partir de vendredi. Mais c'est bien aussi d'arriver à Rio, de découvrir le village olympique. On a l'impression de vraiment entrer dans les Jeux". Une compétition qu'ils ont donc suivie à distance et parfois même de loin, comme Vicaut, qui n'a "pas trop regardé". Pas forcément une mauvaise idée vu les performances tricolores, surtout si ça peut éviter de voir la loose contaminer l'athlétisme.

Quant à une pression de résultats supplémentaires sur son équipe de France pour compenser ces premiers jours mitigés pour les Bleus, Yalouz l'écarte d'un revers de main : "Je ne m'occupe pas de ce qui se passe dans les autres Fédérations. Tout ça, ça ne change rien pour nous. On est venu à Rio avec l'objectif de faire au moins autant qu'à Londres (trois médailles dont une en or à la perche, ndlr). On s'y tient". Enfin, s'il y avait quelques podiums en plus cette année, personne n'y trouverait à redire. Mais on ne veut surtout pas leur mettre la pression.

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