Equipe de France de Volley - Earvin Ngapeth : "Si on va Rio, ce sera pour ramener l'or"

Equipe de France de Volley - Earvin Ngapeth : "Si on va Rio, ce sera pour ramener l'or"

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VICTOIRES - Après un deuxième succès dans le tournoi de qualification olympique (TQO) jeudi soir face à la Finlande (3-0), et avant de rejouer contre la Bulgarie vendredi (17 heures, sur L'Equipe 21), Earvin Ngapeth a accordé un peu de temps à metronews. Ambiance, engouement et ambitions, la star des Bleus fait le point.

Après la défaite contre la Belgique avant le Tournoi (3-0, le 29 décembre), on a eu un peu peur pour l'équipe de France. Mais finalement, tout semble rentré dans l'ordre ?
Contre les Belges, on a eu une préparation très courte et je pense que dans le tête, on était pas encore entrée en mode "compétition". Mais cette défaite nous a bien remis les idées en place et on s'est vite reconcentrés sur le TQO qu'on a abordé avec crocs. 

Il n'y a pas aussi un petit sentiment d'injustice de devoir encore batailler pour aller aux Jeux, alors que vous venez de remporter la World League et l'Euro ? 
C'est pareil pour tout le monde vous savez. Les Russes sont champion olympiques en titre et il sont là (les Bleus les ont d'ailleurs battus 3-1 pour le premier match mercredi, ndlr), les Polonais sont champions du monde et ils sont là aussi... On sait depuis trois ans qu'une qualification aux JO devait passer par ce tournoi, et à l'époque, avant que l'on commence à gagner des titres, ça nous arrangeait bien de pouvoir y participer pour tenter d'aller à Rio. Donc aujourd'hui, ce serait un peu facile de s'indigner. 

"Tout cet engouement, c'est nouveau pour nous, donc on apprend à gérer"

Mais rater les Jeux olympiques ce serait une énorme déception pour l'équipe de France et pour le volley-ball. Vous y pensez à ce scénario catastrophe ? 
Non. Tout ce qu'on se dit, c'est que pour y aller, il faut gagner le tournoi, c'est tout. Après, Rio, c'est l'objectif de cette équipe depuis que Laurent (Tillie, le sélectionneur, ndlr) a pris le groupe (en 2012, ndlr). A chaque fois qu'on se retrouve, qu'on joue ensemble, on sait que c'est pour les Jeux. Aujourd'hui, on en est proches (les Bleus n'ont qu'un set à prendre à la Bulgarie pour aller en demi-finale du TQO, ndlr) et on n'a pas envie de gâcher tout le travail qu'on a fait jusque-là. 

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Car sans les JO, tout l'engouement que l'on observe depuis quelques mois autour de vous pourrait retomber...
Oui, on est conscient de ça. On voit que sur ce tournoi, il y a beaucoup de journalistes qui nous suivent et beaucoup de supporters qui on fait le déplacement jusqu'à Berlin. On sent qu'à travers nous, il se passe quelque chose dans le volley français. Mais on essaie de ne pas trop penser à tout ça et de surtout garder la tête sur les épaules. C'est nouveau pour nous, donc on apprend à gérer. 

"Aucun joueur ne fera quelque chose qui puisse nuire au groupe"

Vous êtes d'ailleurs considéré comme la star de cette équipe. Est-ce que ça vous met une pression supplémentaire ? 
Pas vraiment, car je pense que ce qui ressort de cette équipe de France, c'est vraiment le collectif. Après, médiatiquement, il a y des mecs qui se démarquent un peu mais on ne le contrôle pas ça...

Même quand vous faite votre "spéciale", comme lors de la balle de match face à la Slovénie en finale de l'Euro ? Il n'y a pas une volonté de se montrer, de se mettre en avant ?
 

Non, ce n'est pas réfléchi. C'est juste un coup de folie. Ce geste, je le fais depuis quelque temps déjà, et c'est sorti comme ça. En plus, ça fait gagner l'équipe donc c'était génial. De toute façon, aucun de nous ne fera quelque chose qui puisse nuire au groupe ou au jeu. 

"Aller aux JO avec une bande d'amis, c'est encore plus fort"

On décrit souvent la "Team Yavbou" (le surnom des Bleus), comme une bande de potes. C'est ce qui fait votre force ? 
Oui, car on joue vraiment les uns pour les autres. Sur le terrain, ça se voit, on court partout et on s'arrache sur tous les ballons. Ce qui fait qu'au bout d'un moment, l'adverse lâche. Pour la plupart d'entre nous, on joue ensemble depuis dix ans dans les équipes de France et on se connait tous très bien. Déjà qu'avoir l'objectif d'aller aux JO c'est grand, mais si en plus tu peux le faire avec une bande d'amis, c'est encore plus fort.

En cas de qualification, qu'elles seront vos ambitions à Rio ?
Franchement, gagner ! A partir du moment où on aura notre billet pour les Jeux, on va à Rio pour ramener l'or. Sans manquer de respect à nos adversaires et tout en restant humbles, on a remporté la World League et on est champions d'Europe, donc si on va au Brésil, c'est pour la première place. De toute façon, si on veut vraiment faire prendre au volley une place médiatique et dans le cœur des Français, la qualification ne suffit pas. Ça passe par des titres, comme ceux qu'on a déjà gagnés, mais surtout des Jeux réussis. 

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