Heavy metal, classique, samba… mais comment sont choisies les musiques en natation synchronisée ?

JO DE RIO 2016
RIO – Qualifiées pour la finale du duo après un programme technique très brésilien, le duo Laura Augé et Margaux Chrétien ne pourra pas faire un podium mais va quand même tenter de continuer à séduire les juges (mardi à 19 h, heure française). Et pour ce faire, le choix du thème musical et primordial, quitte à sortir des sentiers battus.

Un vrai travail de création. Comme en patinage artistique ou en gymnastique, la natation synchronisée fait évidemment la part belle à la musique. Toutes les musiques, d’ailleurs, comme ce morceau de métal sur lequel le duo suisse a effectué son ballet lundi. Et si Sascia Kraus et Sophie Giger ne sont pas allées en finale, les Françaises, elles, en seront. Mais avec un choix plus classique. "Il n’y a pas de genre interdit, explique à metronews Julie Fabre, leur entraîneur. Mais si tu fais dans l’original, il faut assurer derrière, car sinon on ne te loupe pas".

"On allait quand même pas leur mettre le Lac des cygnes"

L’inverse est aussi vrai, car opter pour un incontournable de la musique classique oblige là encore à être à la hauteur. Reste donc à trouver le bon morceau. "Il y a deux options : soit on choisit un thème de chorégraphie qui nous plaît et on trouve la musique qui va avec. Soit c’est l’inverse, on a une musique qu’on aime bien et on construit le ballet autour", poursuit celle qui a participé aux Jeux d’Atlanta en 1996. Rio oblige, les Bleus ont donc opté pour un morceau de Samba sur le programme technique mais ont aussi choisi le thème de l’Afrique pour le libre.

"C’est quelque chose dont on discute ensemble et après, on construit le programme, détaille Julie Fabre. Ça peut être plus ou moins long. Sur le technique, par exemple, on avait hésité avec du tango ou du Elvis Presley (ce qui aurait plutôt été malin puisque le King est mort il y a 39 ans jour pour jour, ndlr). Mais une fois qu’on s’est dit ‘Allez, on prend la samba’, on a imaginé la choré en deux jours".

Seul contrainte, ne pas trop s'aventurer dans le contemporain. "C’est vraiment notre limite, car pour bâtir une chorégraphie, on doit pouvoir compter les temps de la musique, conclut la coach tricolore. Le jazz, par exemple c’est compliqué en termes de rythmique". Surtout que Margaux et Laura aiment visiblement quand ça bouge. "On n'allait pas leur mettre le Lac des cygnes…"

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