JO 2016 : après sa disqualification, Aurélie Muller ne compte pas en rester là

JO DE RIO 2016
CONTRE ATTAQUE – Disqualifiée du 10 km en eau libre après avoir décroché la médaille d’argent lundi après-midi, la nageuse Aurélie Muller désire porter l’affaire devant le Tribunal arbitral du sport avec l’espoir de récupérer son bien.

Aurélie Muller est une battante, elle l’a suffisamment démontré lundi après-midi lors du 10 km en eau libre pour oser remettre en cause cette qualité indissociable de sa discipline. Malheureusement, son côte bagarreur lui a coûté une médaille d’argent aux Jeux Olympiques et valu une disqualification pour avoir gêné son adversaire italienne au moment de toucher la ligne d’arrivée. Bref, on ne va pas refaire l’histoire. Les deux réclamations posées par la fédération française de natation et Philippe Lucas, l’entraîneur de Muller, ayant été rejetées par le CIO, la nageuse ne compte pas lâcher l’affaire et souhaite dorénavant porter l’affaire devant le Tribunal arbitral du sport, la plus haute instance juridique sportive, avec l’objectif de récupérer son bien qu’elle a seulement effleuré à Rio.

"A aucun moment je ne réalise un geste antisportif ou déloyal"

"La réponse a été donnée, ils ne reviendront pas sur leur décision, a confié Muller sur RMC au sujet des réclamations rejetées par le CIO. Mais on va continuer à se battre. On va aller au Tribunal arbitral du sport. On va tout faire pour récupérer cette médaille. C’est très dur, je vis des heures qui ne sont pas très drôles. Mais je me suis battue durant toute la course. J’ai fait la course que je voulais. Je n’ai aucun regret à avoir."

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24 heures après sa disqualification qu’elle juge "injuste", la championne du monde de l’épreuve a malgré tout du mal à digérer la décision des commissaires de course. Si elle reconnaît avoir touché son adversaire, elle rejette totalement le caractère "antisportif" de son geste, le motif retenu par le jury. "Pour moi, c’était très clair à l’arrivée : j’étais deuxième et l’Italienne était troisième. Bien sûr, je l’effleure, mais à aucun moment je ne réalise un geste antisportif ou déloyal, estime Muller. C’est le jugement d’un seul homme. La plupart des juges n’était d’ailleurs pas d’accord. Donc c’est très dur parce que je déteste l’injustice, comme tout le monde. Et aujourd’hui, c’est vraiment injuste."

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