JO 2016 : esprit colo, cantine, sexe, chasse aux selfies... dans l'intimité du village olympique

JO DE RIO 2016
RIO - Installés dans l'Est de Rio de Janeiro, les 10.500 athlètes qui participent aux JO ont posé leurs valises dans un immense village olympique tout juste sorti de terre. Une ville dans la ville où les méga-stars du sport font vie commune avec les anonymes. Un quotidien bon enfant que nous racontent les sportifs français.

Oubliés les bugs d'installation et les malfaçons. Si l'arrivée des athlètes dans le quartier de Barra da Tijuca, la zone où se situe le parc olympique qui rassemble la majorité des sites de compétition, s'est parfois faite de façon un peu chaotique (toilettes bouchées, problèmes d'électricités...), tout le monde a maintenant pris ses marques dans cette nouvelle maison. 31 immeubles de 17 étages chacun, dans lesquels les champions sont dispatchés par nationalité dans 3.604 appartements où la colocation est de mise.

"Les conditions sont ce qu'elles sont, on dort à six par chambre, explique Benoît Paire, plus habitué aux hôtels luxueux du tennis. La nuit, j'ai même les pieds de Gilles (Simon) dans la figure (rires)". 

Une cohabitation qui rappelle évidemment aux Français l'esprit qui règne à l'INSEP, pouponnière des futurs champions tricolores, très proche de la colonie de vacances. "C'est super sympa car on retrouve des potes, des gens qu'on avait croisés à Londres et on fait plein de nouvelles rencontres", s'enthousiasmait la judokate Automne Pavia, avant de rater la médaille de bronze lundi.

"La règle, c'est : Tout ce qui se passe au village reste au village"

Lieux de vie communs ou chambre partagée avec d'autres disciplines, l'haltérophile Gaëlle Nayo-Ketchanke fait par exemple de la coloc' avec Delphine Lansac (badminton) et Carole Grundisch (tennis de table), le village olympique est aussi un lieu de rapprochement... "La règle, c'est : Tout ce qui se passe au village reste au village..., nous confie un membre de l'équipe de France. Pour l'instant, c'est le début des Jeux, donc c'est calme. Mais à Londres, il y avait quelques histoires..."

Et puisqu'il faut bien décompresser après les épreuves. Et pas question de s'égarer dans les rues de Rio comme l'ont fait les basketteurs américains . Alors, histoire d'occuper le temps libre, l'organisation a donc prévu de distribuer 450.000 préservatifs aux athlètes (42 chacun !!!).

Soit à peine un peu plus que le nombre de ies qui vont être pris pendant la quinzaine olympique. Car s'il n'y a pas de Pokemon dans cette zone de Rio, la chasse aux stars, elle, est bien ouverte. Nadal, Parker, Phelps (Bolt ne loge pas au village et  les basketteurs de la NBA et de la WNBA squattent un yach t)... tout le monde veut approcher les têtes de gondole de ces JO. À condition d'oser : "Moi, je n'ai pas trop envie de les déranger même si j'en admire certains, nous explique Caroline Garcia, qui aurait pourtant tout le loisir de le faire puisqu'elle est sortie rapidement en double et en simple au tennis. Je préfère les laisser tranquille car on est déjà pas mal sollicités".

Pour les moins timides, l'endroit idéal pour croiser de la vedette reste l'immense cantine commune du site. Un lieu où l'on "mange franchement bien", raconte le véliplanchiste Pierre Le Coq, mais où il faut parfois jouer des coudes. C'est en tout cas ce qu'avait confié François Hollande lors de sa visite à Rio en fin de semaine dernière. Le président de la République se réjouissant d'avoir eu à ses côtés le porte-drapeau français Teddy Riner, qui lui a servi de "guide" et l'a aidé à se faire "de la place". Preuve que là aussi, le judoka français est le meilleur.

À LIRE AUSSI
>> VIDÉO - L'émouvant haka des rugbywomen néo-zélandaises en larmes
>> Notre page spéciale JO de Rio 2016

Lire et commenter