JO 2016 : la natation française peut-elle faire un flop à Rio ?

JO DE RIO 2016
RIO - Fer de lance des équipes de France olympiques, les nageurs tricolores ont pris l’habitude de ramener beaucoup de médailles lors des derniers JO. Pourtant, alors que les séries se poursuivent dimanche (à partir de 18 h, heure françaises), rien ne garantit une moisson aussi large qu’à Londres ou Pékin. Le 4x100 m masculin qui se déroule dans la nuit de dimanche à lundi donnera en tout cas le la.

Oiseau de mauvais augure. Si l’on souhaite évidemment que la bande à Florent Manaudou, Camille Lacourt et Coralie Balmy brille dans les bassins brésiliens cette semaine, vu le nombre de déceptions et la malchance française accumulées lors de la première journée de ces Jeux (la blessure de Samir Aït Saïd en gym, la chute de Julian Alaphilippe en cyclisme, la médaille en chocolat de Lauren Rembi en escrime, l’élimination du double Mladenovic/Garcia en tennis, la disqualification de Prescilia Gneto d’entrée en judo…), l’heure est à la prudence pour la natation française. Habitués aux succès lors des JO de Londres (7 médailles, dont 4 en or), Pékin et d’Athènes (6 pour 1 en or à chaque fois), les nageurs français pourraient faire beaucoup moins à Rio.

Les filles sans référence
Côté femmes, d'abord, où le relais sur 4x100 m nage libre n’a pas fait mieux qu’une 7e place en finale dans la nuit de samedi à dimanche, aucun titre olympique en vue. Même un podium pour la der de Coralie Balmy sur 200 et 400 m paraît improbable. Tout comme pour Charlotte Bonnet, sur 100 et 200 m. A Kazan, lors des Mondiaux l’an dernier, les filles étaient d’ailleurs déjà rentrées bredouilles…

Le relais masculin menacé ?
Invaincu depuis 4 ans, le 4x100 m, champion olympique, du monde et d’Europe en titre, donne habituellement le ton et lance la natation française sur les chapeaux de roue. Mais voilà, il semble qu'aller chercher l'or dans dans la nuit de dimanche à lundi (série à minuit et finale à 4 h 42, heures françaises) soit un petit peu plus compliqué que prévu. "Je ne pense pas qu’on soit favoris, confirme d’ailleurs Manaudou. Nous sommes attendus, mais les Australiens sont forts". Et celui ne sera aligné qu’en finale, sans doute au côté de Jérémy Stravius, Mehdy Metella et Fabien Gillot, ne vous parle même pas du relais américain qui enregistre le retour d’un certain Michael Phelps…


 S'en remettre aux surprises
En individuel, si les performances de Florent Manaudou (champion olympique en titre sur 50 m) et de Camille Lacourt (100 m dos) devraient empêcher un scénario similaire à celui de l’escrime auteur d’un terrible zéro pointé il y a quatre ans, derrière c’est quand même un peu l’inconnu. Il faut donc clairement  espérer des surprises, avec tout le côté aléatoire qui en découle... Clément Mignon (100 m) et Mehdy Metella (100 m papillon), sont en tout cas candidats. 

Tout comme Yannick Agnel (champion olympique en titre du 200 m) qui, malgré ses envies de revanche après l’improbable scénario de sa qualification pour les Jeux un temps comprise par un problème de chronomètre lors des Championnats de France, va avoir quand même bien du mal à se mettre au niveau la concurrence qui le distance depuis quatre ans. Preuve supplémentaire que depuis Londres, beaucoup de choses ont changé pour la natation française.

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