JO 2016 : le coup de colère anti-dopage de Michael Phelps fait pleurer Yulia Efimova

JO DE RIO 2016
NATATION – Michael Phelps, le plus grand nageur de tous les temps, s’est joint au concert de critiques contre le retour de suspension des ex-dopés, provoquant les larmes et une drôle d’explication de la Russe Yulia Efimova, médaillée d’argent sur le 100m brasse.

Fallait pas l’inviter ! C’est, en substance (plus ou moins licite), le message délivré par Michael Phelps, star absolue de la natation, au sujet de Yulia Efimova, tout juste médaillée d’argent sur le 100 m brasse aux Jeux olympiques de Rio, après avoir été initialement exclue de la grand-messe du sport mondial pour dopage. "C'est triste que, de nos jours il y ait des gens contrôlés positifs, même deux fois pour certains, qui ont quand même l'occasion de nager aux Jeux olympiques", a en effet balancé l’Américain, dans une référence évidente à l’athlète russe repêchée in extremis, qui avait déjà été contrôlée positif fin 2013. "C'est contraire à ce que le sport est censé être et ça m'énerve, a-t-il ensuite enfoncé, dans la nuit de lundi à mardi. Ça me fend le cœur et j'aimerais que quelqu'un fasse quelque chose à ce sujet. On va probablement entendre beaucoup de gens dire ce qu'ils pensent."

Yulia Efimova : "Comment faire comprendre aux gens que si un jour le yaourt est interdit, vous devenez positif ?"

Cela avait déjà commencé avec sa compatriote Lily King, arrivée devant la Russe lors de ladite course, et que Michael Phelps est ainsi venu soutenir. Camille Lacourt lui a emboîté le pas, évoquant, lui, le cas du Chinois Sun Yang, autre ex-dopé médaillé à Rio, en or qui plus est, sur le 200m nage libre, en ces termes : "Il pisse violet." Les larmes de Yulia Efimova, en tout cas, sont transparentes. Elles ont coulé, face caméra, peu de temps après la multiplication des attaques à son encontre, alors qu’elle venait déjà de recevoir sa breloque sous les huées du public. "Je peux comprendre certains athlètes mais ce que je n'arrive pas à comprendre, ce sont ceux qui font de la politique. Peuvent-ils imaginer une seconde ce que je ressens ? Après tout ce qu'il s'est passé l'année dernière, je suis heureuse d'être là. Essayez de me comprendre et de revoir votre position sur moi", s’est-elle défendu.

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Avant de tenter cette aventureuse métaphore : "J'ai fait une erreur une fois et j'ai purgé ma peine (une suspension de 16 mois en 2014 pour un contrôle positif aux stéroïdes), mais la deuxième fois, ce n'était pas ma faute. Je ne sais pas comment faire comprendre aux gens que si un jour le yaourt est interdit, vous devenez positif, mais est-ce pour autant de votre faute ?" Ici, la demoiselle évoque le meldonium, cette substance très en vogue dans le sport russe (elle a notamment provoqué la suspension de la tenniswoman Maria Sharapova ), inclus dans la liste des produits interdits au mois de février dernier. Mais pas, encore, dans celle des produits laitiers.

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