JO 2016 : on vous explique "l'incident diplomatique" provoqué par Lochte et sa bande

JO DE RIO 2016

MENSONGE – Les quatre nageurs olympiques américains, Ryan Lochte en tête, qui s'étaient dit victimes d'un braquage nocturne dimanche dernier par des faux policiers, n'ont en réalité "pas été volés", a confirmé jeudi la police de Rio de Janeiro lors d'une conférence de presse.

Plus les jours passent et plus la version des faits livrée par Ryan Lochte, qui s’est dit victime d’un braquage nocturne par des faux policiers dimanche, sonne faux. Déjà contraint de changer son fusil d’épaule suite à la diffusion de la vidéosurveillance d’une station-service montrant les quatre nageurs américains (Lochte, Bentz, Conger et Feigen) en pleine altercation avec un agent de sécurité, le sextuple champion olympique va désormais devoir se rendre à l’évidence : il a bel et bien menti à la police brésilienne.

"Je ne vois plus de nécessité de les garder au Brésil"

"Les athlètes n'ont pas été volés, a déclaré ce jeudi soir le chef de la police civile de Rio, Fernando Veloso. Les images de vidéo surveillance ne montrent aucun type de violence commise à leur égard" lors d'une altercation qu'ils ont eue avec le vigile. Alors que Lochte avait initialement affirmé qu’une arme à feu avait été braquée sur sa tempe, le policier précise que le vigile en question "a pointé son arme vers les nageurs car un membre du groupe était agité". On vous le donne en mille, ici, il est bien évidemment question de Ryan Lochte, qui était "le plus exalté sous l’effet de l’alcool", selon un des nageurs interrogés par la police. Au passage, l’Américain âgé de 32 ans en aurait également profité pour casser des objets dans les toilettes.

EN SAVOIR +
>> JO 2016 : L'agression de Ryan Lochte mise en doute >> Lochte : "Le type a sorti son flingue, l'a armé et me l'a posé sur le front"

Bref, l’ami Lochte, qui a déjà regagné les Etats-Unis, n’était pas très lucide lors de cette fameuse soirée. Ses comparses Gunnar Bentz et Jack Conger avaient quant à eux été débarqués mercredi soir de leur avion par les autorités locales alors qu'ils s'apprêtaient à quitter le Brésil où se trouve toujours le quatrième larron James Feigen. "Ils ont accepté de collaborer avec l'enquête. Deux d'entre eux sont en train d'être interrogés, et la version du premier coïncide avec les témoignages. Personnellement, je ne vois donc plus de nécessité de les garder au Brésil, mais c'est la juge qui décidera", a ajouté M. Veloso. Même en cas de poursuites, leurs délits ne devraient pas entraîner un placement en détention.

Lire et commenter