JO 2016 : pourquoi le rugby à 7 et les Bleus vont vous emballer

JO DE RIO 2016
DECOUVERTE – Présent aux Jeux olympiques pour la première fois de son histoire, le rugby à 7 veut profiter de cette exposition mondiale pour séduire le grand public. Et même si l’équipe de France féminine s’est déjà fait sortir en quarts de finale dans la nuit de dimanche à lundi et qu’accrocher une médaille sera compliqué pour les garçons, ce sport a quand même tout pour plaire.

Ultra-spectaculaire
Si le rugby à XV peine parfois à produire du jeu et tend de plus en plus à devenir un sport d’impact plus que de contournement, le VII, lui, continue de faire le show. Rapide, physique, facile à comprendre et spectaculaire, la discipline veut gagner le cœur des foules à Rio (plus de 2/3 de billets déjà vendus). "Le rugby à VII est fait pour les Jeux, affirme ainsi Julien Candelon, un des leaders des tricolores. Le XV ne pourrait pas enchaîner les matches sur quinze jours de compétition. Nous oui". Avec deux matches (de deux mi-temps de sept minutes) par jour, les Bleus entament leur tournoi mardi contre l’Australie (16 h, heure française) et l’Afrique du Sud (21 h 30, HF), tout va très vite. Et c’est ce qui fait le sel de ce sport.


 Une hiérarchie moins établie
Contrairement au XV où l’hémisphère sud domine les débats sans partage, le VII reste plus ouvert. Alors bien sûr, les Néo-Zélandais, emmenés par la méga-star double championne du monde avec les Blacks Sonny Bill Williams, sont très forts. Et Australiens et Sud-Africains sont loin d’être des manches… Mais des nations inexistantes en rugby à XV, comme l’Espagne, le Portugal ou le Kenya, ont leur mot à dire et évoluent dans le Top 8 mondial. "C’est un bol d’air frais, nous explique Jean-Claude Skrela, le manager du VII de France. Ça amène un nouveau mélange de cultures pour notre sport et surtout, on retrouve des valeurs de partage et de simplicité qu’ailleurs on a parfois perdues".

 Des Bleus qui veulent aller au bout
Comme nous vous le disions plus haut, décrocher une médaille à l’issue du tournoi olympique relèvera quand même d’un petit exploit pour le VII de France. Pourtant, Virimi Vakatawa, qui avait prêté main-forte au XV lors du dernier VI nations, y croit : "On sent qu’il y a beaucoup d’attente autour de nous et on ne veut pas décevoir. On vient pour faire une médaille même si on sait que ce sera compliqué". Moins mesuré, Candelon, lui, n’y va pas par quatre chemins et veut "aller chercher l’or". Histoire de vraiment soigner la carte de visite. 

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