JO 2016 : pourquoi Teddy Riner est le porte-drapeau idéal pour la France

JO DE RIO 2016
RIO - Elu capitaine de l'équipe de France olympique, le judoka, qui était en concurrence avec Tony Parker, va devoir faire avec la pression inhérente à cette responsabilité. Mais pas d'inquiétude, on vous explique pourquoi Teddy Riner a les épaules largement assez large pour assumer son rôle de porte-drapeau lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux, dans la nuit de vendredi à samedi.

 Il va résister à la pression
Dieu vivant du judo, Teddy Riner (27 ans) est une star du sport mondial. Sollicitations médiatiques ou de sponsoring et pression du résultat, le colosse (2,04 mètres pour 131 kg) jongle sans problème avec depuis de nombreuses années. "Je pense que c'est l'expérience qui fait qu'on trouve le drapeau trop lourd ou pas, expliquait il y a quelques mois à metronews Laura Flessel, capitaine des tricolores à Londres. Il faut savoir gérer la pression médiatique car on est très sollicités. Et si tu découvres tout ça, tu peux te laisser griser et rater tes Jeux". Une sorte de malédiction du porte-drapeau qui avait notamment frappé le Kayakiste Tony Estanguet, "emporté par cette magie" et incapable d'aller chercher un troisième titre olympique lors des Jeux en 2008 (il le fera en 2012).

 Il a le calendrier pour lui
Les plus de 100 kg jouant leur tournoi le 12 août prochain, Teddy Riner aura donc une semaine pour se remettre de ses émotions. Un temps recul indispensable d'après David Douillet, double médaillé d'or et porte drapeau en 2000. "La pression est trop forte, tu te dis : 'T’es porte-drapeau, t’as pas intérêt à rater ta compétition', nous confiait-il en 2012. C'est un honneur qui peut déstabiliser. Si vous devez entrer en lice dans les deux jours qui suivent, vous ne devez absolument pas le faire." 

C'est exactement ce qu'a vécu Estanguet, dont la compétition de canoë commençait deux jours après la cérémonie des JO de Pékin et qui, contrairement aux trois autres Jeux auxquels il a participé, n'a rien ramené cette année-là : "Après le défilé, le premier truc auquel j’ai pensé, c’était que je devais aller chercher une médaille quarante-huit heures plus tard. On laisse du jus dans cette histoire."
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 Un parcours et une personnalité incontestés
Invaincu sur les tatamis depuis 2010, le quintuple champion du monde en titre a aussi connu quelques défaites, dont une retentissante au JO de Pékin en 2008 : battu au troisième tour, Teddy Riner avait dû se contenter de la médaille de bronze. Quatre ans plus tard à Londres, le poids lourd est finalement parvenu à aller chercher l'or mais sait donc ce qu'est un échec olympique. 

"C'est important car il faut savoir être là pour les déçus, explique à encore Laura Flessel. Un capitaine doit aussi savoir réconforter les déçus et c'est plus simple de trouver les mots quand tu l'as toi-même été". Surtout, Riner connaît mieux la délégation qu'un Tony Parker qui vit toute l'année aux Etats-Unis. De quoi fédérer plus facilement les 396 athlètes tricolore présents à Rio. Preuve que la France recherchait plus un capitaine qu'un porte-drapeau.

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